Bordeaux: «L'Etat veut achever le chantier de mise à 2x3 voies de la rocade», assure le préfet

INFRASTRUCTURE Michel Delpuech, préfet de la Gironde, réaffirme la volonté de l'Etat de financer la moitié du chantier, soit 100 millions d'euros...

Elsa Provenzano

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Bordeaux, 10 juillet 2011. - Rocade de Bordeaux.- Photo : Sebastien Ortola
Bordeaux, 10 juillet 2011. - Rocade de Bordeaux.- Photo : Sebastien Ortola — S. ORTOLA / 20 MINUTES

Le préfet Michel Delpuech l'a martelé lors de ces vœux à la presse, ce mardi: l'Etat s'est engagé à verser 100 millions d'euros pour terminer l'élargissement de la rocade. «Le financement est inscrit au volet mobilité du mandat du contrat de plan, l'Etat veut achever le chantier de mise à 2x3 voies», assure-t-il.

Il s'agit de terminer les travaux engagés entre les échangeurs 12 à 10 et de commencer l'élargissement entre les échangeurs 10 et 4, qui arrive au pied du pont d'Aquitaine. L'Etat a proposé que ce chantier de bouclage, évalué à 200 millions d'euros, soit financé à 50% par la Métropole et à 50% par l'Etat. A l'époque de cette proposition, le socialiste Vincent Feltesse, à la tête de l'institution avait alors approuvé mais, «je ne doute pas que le nouveau président soit d'accord», a précisé le préfet.

L'échec du plan incluant les sociétés autoroutières

Le maire de Bordeaux et président de la Métropole Alain Juppé avait, lui, proposé que les sociétés autoroutières financent les travaux sur la rocade en échange de la prolongation de leurs concessions autoroutières, rentables via les péages. La commission européenne a rejeté cette possibilité au mois de décembre 2014.

«Dans les cas validés par la commission, à Grenoble et Toulon par exemple, les maillons sont de quelques kilomètres entre des concessions déjà existantes. Ici, ce n'est pas du tout le cas, c'est beaucoup plus long», a précisé le préfet. Et si on rajoutait des concessions, cela voudrait dire mettre un péage sur la rocade. «Et personne ne le réclame, il me semble», a-t-il ironisé.

«Les retours d'Alain Juppé ne me laissent aucune inquiétude»

Dans le cas du recours aux sociétés autoroutières, les 100 millions d'euros attribués par l'Etat auraient pu être investis ailleurs. Le président de région pensait par exemple aux aménagements ferroviaires.

Mais, le préfet l'assure, l'Etat a bel et bien l'intention d'assurer le financement du projet, même avec la disparition de l'écotaxe, qui a été compensée par la hausse des carburants. «Si la Métropole dit non [au financement à 50 % du projet], il faudra qu'elle assume. Mais les retours d'Alain Juppé ne me laissent aucune inquiétude», a-t-il conclu.