Bordeaux: Qui a dit? «J’apprécie Pierre Ménès hors foot, par contre dès qu’il revêt son habit de lumière…»

FOOTBALL Un indice: il a dit dernièrement, «je ne peux pas le blairer»…

Marc Nouaux

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Pierre Ménès répond à ses détracteurs à l'occasion d'un chat organisé par 20 Minutes, le 29 septembre 2014.
Pierre Ménès répond à ses détracteurs à l'occasion d'un chat organisé par 20 Minutes, le 29 septembre 2014. — capture d'écran 20 minutes

Willy Sagnol a éteint le petit incendie qu’il avait allumé dimanche soir. Piégé (peut-être volontairement) par les caméras de Canal + après la rencontre à Monaco, le coach girondin disait, au sujet de Pierre Ménès, ne pas «pouvoir le blairer. Je ne sais pas comment les gens peuvent aimer le foot en regardant des mecs comme ça à la télé.»

Sagnol n’en veut pas à Canal +

Interrogé à ce sujet, l’ex du Bayern a livré très sereinement sa réponse, tout en assurant, «ne pas en vouloir à Canal + parce que c’est une phrase que j’ai dite». Lors de sa conférence de presse d’avant Bordeaux-Nice, Sagnol a calmé le jeu avec Pierre Ménès, indiquant qu’il s’agissait d’une discorde liée au comportement du consultant de canal + lorsqu’il est en plateau.

«Pierre me connait depuis longtemps, il sait très bien que c’est quelqu’un que j’apprécie énormément mais dans un contexte hors foot. Par contre, dès qu’il revêt son habit de lumière… même les équipes télévisuelles présentes avaient exactement la même analyse.»

«Si j’avais été devant mon écran, je me serais fait chier de la même façon»

Le coach girondin a ensuite justifié sa colère, liée aux critiques acerbes effectuées par Ménès après le nul de son équipe dimanche soir. «Je pense qu’un entraîneur aussi a le droit d’être en colère face à certaines questions. «Quand un entraîneur se déplace chez une équipe qui est pratiquement la meilleure sur les six dernières semaines, avec douze joueurs absents, je pense que l’on a le droit, de mettre en avant d’abord sa solidarité, avant de lui envoyer en pleine gueule que la personne s’est fait chier en regardant le match.»

«Si j’avais été devant mon écran, je me serais fait chier exactement de la même façon mais de dire à un entraîneur, ‘’je me suis fait chier’’, déjà, c’est un manque de respect car ça veut dire que dans la semaine, on ne travaille pas. Je trouve que c’est une question de respect. On aurait pu mettre en avant certaines valeurs, sans oublier que le match n’était pas beau à voir, qu’il n’y avait pas grand-chose en termes de contenu mais on dit toujours que pour faire un beau match, il faut deux équipes. Que ce soit Monaco ou que ce soit Bordeaux, les deux n’ont pas produit grand-chose en termes de contenu.»