Bordeaux: Taofifenua, l’autre grand espoir de l’UBB qui tape à la porte du XV de France

RUGBY Très utilisé depuis le début de la saison, le jeune pilier gauche impressionne à Bordeaux depuis son arrivée…

Marc Nouaux
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Sébastien Taofifenua, le 20 septembre 2014 à La Rochelle après la victoire de l'Union Bordeaux-Bègles.
Sébastien Taofifenua, le 20 septembre 2014 à La Rochelle après la victoire de l'Union Bordeaux-Bègles. — XAVIER LEOTY / AFP

Treize matchs de Top 14 disputés sur 15 possibles dont sept titularisations. La première partie de saison de Sébastien Taofifenua à l’UBB est remarquable. Celui qui est arrivé de Perpignan en toute discrétion l’été dernier après la relégation de son club, a su tirer son épingle du jeu malgré une forte concurrence (Poux, Poirot et Delboulbes évoluent au même poste).

«J’avais un peu d’appréhension par rapport à ça, j’avais peur de ne pas jouer du tout et de ne pas avoir ma chance et les coaches m’ont fait confiance, reconnaît ce solide gaillard de 22 ans au visage de poupon. On a eu un peu de chance avec Jeff [Poirot, 22 ans aussi] car ils ont décalé JB Poux à droite donc on est content de pouvoir tourner avec Laurent [Delboulbes] à gauche.»

Il a disputé tous les matchs de Top 14 l’an passé à l’USAP

Il est vrai que lorsqu’il a débarqué en Gironde, «Tao» arrivait avec l’étiquette de l’espoir qui était là pour apprendre et entrer dans la rotation de temps en temps. C’était une erreur de croire cela puisque le jeune pilier sortait d’une saison complète en Catalogne avec 26 matchs sur 26 disputés en Top 14. Une sacré performance même si son équipe de l’USAP a terminé avant-dernière du championnat.

«Je crois qu’il s’épanouit ici, je ne suis pas surpris par ses performances, déjà, à Perpignan, c’était très intéressant, complimente son coach des avants, Régis Sonnes. Il est très costaud au niveau du haut, après il a des qualités mentales de joueur de haut niveau, techniquement aussi, que ce soit en défense ou en attaque, il a des bonnes mains. C’est un joueur intelligent, il a pas mal de choses pour passer le cap.»

Sonnes, le mentor idéal

Le cap à franchir? S’imposer comme un incontournable pilier gauche afin de pousser la porte de l’équipe de France où son nom revient ces dernières semaines. «Il faut y penser souvent, travailler pour, ambitionne-t-il. Après, il y a de la concurrence, il y a pas mal de clubs de Top 14 qui ont des gauchers français qui sont bons, je ne vais pas dire que c’est un objectif immédiat mais ça reste dans un coin de la tête tout le temps.»

Pour s’épanouir et poursuivre sa progression, «Tao» est dans un cocon idéal. A Bordeaux, une ville «qui plaît beaucoup» à sa copine, il a tout ce qu’il faut pour s’exprimer. Sous la houlette de Sonnes, qui «a vu naître» son jeune pilier (il jouait avec son père), il a trouvé le mentor idéal. Au point de faire de lui un international?