Aquitaine: Les recherches pour retrouver les deux étudiants s’amplifient

ENQUETE Les deux étudiants béarnais portés disparus depuis le 5 décembre restent introuvables, malgré une mobilisation des enquêteurs et des proches de plus en plus importante…

Mickaël Bosredon

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Ces deux étudiants sont portés disparus depuis le 5 décembre
Ces deux étudiants sont portés disparus depuis le 5 décembre — Gendarmerie de la Gironde

Le mystère reste entier concernant la disparition soudaine de deux étudiants béarnais. Sarah Mazerolles, 21 ans, et Julien Perez-Piguet, 22 ans, n’ont plus donné signe de vie depuis le vendredi 5 décembre au soir, alors qu’ils quittaient Saragosse (Espagne) où ils étudient tous deux la kinésithérapie, pour rejoindre Pau. Les deux étudiants ont pris place à bord de la Peugeot 206 blanche du jeune homme.

«La jeune fille a téléphoné vendredi vers 18h à sa mère pour lui indiquer qu'elle partait avec Julien Perez-Piguet» a indiqué à l'AFP le commissaire Thierry Alende, de la Sûreté départementale du commissariat de Pau. «Ce sont les seuls éléments en notre possession, avec une géolocalisation vendredi soir du portable de la jeune fille près de la frontière espagnole, côté espagnol», a-t-il précisé.

«Nous ne savons pas s’ils ont franchi la frontière»

«Nous savons seulement que leur trajet les a conduits vers la frontière espagnole mais nous ne savons pas s'ils l'ont franchie», ajoute la commissaire. Les recherches ont été confiées à la sûreté départementale du commissariat de Pau avec l'appui de la gendarmerie.

Le Peloton de la gendarmerie d'Oloron (Pyrénées-Atlantiques) a fouillé les versants escarpés depuis le col du Somport, côté français mais «les recherches n'ont rien donné», a indiqué de son côté le lieutenant Sébastien Grandclément, du peloton de gendarmerie de haute montagne d'Oloron. Celles menées de l'autre côté de la frontière, en Aragon, par la Guardia civil espagnole, dans le cadre d'une entraide internationale demandée par le parquet de Pau, sont elles aussi restées vaines.

La mobilisation des proches grandit chaque jour

«C'est l'absence d'éléments qui est le plus difficile à supporter. Mis à part le coup de téléphone de Sarah à sa mère et la géolocalisation de son portable, nous n'avons rien», a indiqué Bernard Layre, maire de Caubios-Loos (Pyrénées-Atlantiques), d'où est originaire la jeune femme.

La mobilisation des proches des deux jeunes gens grandit à mesure que les jours passent, rapporte le quotidien Sud-Ouest. Mardi soir, ils étaient environ 70 volontaires à Caubios pour faire le point sur les recherches, et se préparer dès mercredi matin à repartir vers l'Aragon. Une mobilisation spontanée à laquelle s'ajoute celle d'une quarantaine d'étudiants de Saragosse, camarades de Julien et Sarah qui se sont associés mardi aux Béarnais.