Le Prince noir inquiète à Lormont

CIRCULATION Le restaurant gastronomique de Jean-Marie Amat fait grincer des dents dans le Vieux Lormont. A un mois de...

Marion Guillot

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La rue Raymond-Lis est quasi-dépourvue de trottoir. Son étroitesse permet juste de garer sa voiture devant chez soi.
La rue Raymond-Lis est quasi-dépourvue de trottoir. Son étroitesse permet juste de garer sa voiture devant chez soi. — C. BLUMBERG / 20 MINUTES

Le restaurant gastronomique de Jean-Marie Amat fait grincer des dents dans le Vieux Lormont. A un mois de l'ouverture, les riverains ont découvert que l'accès à l'établissement se ferait par la rue Raymond-Lis, quasi-dépourvue de trottoir et dont l'étroitesse permet juste de garer sa voiture devant chez soi.Installé dans les dépendances du château du Prince noir, classées monument historique, le restaurant devait s'accompagner de la création d'une desserte, le long de la rocade. « Mais elle ne sera pas réalisée avant trois ans », a annoncé le maire PS de la ville, Jean Touzeau. La DDE, chargée de l'opération, ne signera en effet le permis de construire qu'en fin d'année. « Nous allons aménager une voirie transitoire dans les semaines qui viennent », promet le maire. Les riverains envisagent malgré tout de bloquer l'entrée du site avec des pneus. L'ouverture du restaurant, puis de bureaux dans le château, entraînera forcément plus de trafic et de stationnement dans le vieux bourg, car les Bâtiments de France interdisent de créer un parking sous les fenêtres du restaurant. « Nous ne sommes pas contre le développement du château, explique Mario Ciona, habitant de la rue Raymond-Lis. Mais personne n'est capable de nous dire combien de voitures vont passer et combien il y aura de places de parking devant les grilles du château. On nous répond juste d'aller nous garer ailleurs pour faciliter l'accès au personnel et aux clients. »Le maire maintient sa position : « Cette rue est une voie publique. L'intérêt général, à savoir le développement du site, doit primer sur l'intérêt particulier. Les riverains doivent s'adapter. »

rachat Longtemps laissés à l'abandon et en proie au vandalisme, le château du Prince noir et ses dépendances ont été rachetés par le promoteur bordelais Norbert Fradin.