Paris hippiques: Le PMU à la reconquête des grandes villes pour enrayer la baisse de son chiffre d'affaires

INTERVIEW Xavier Hürstel, PDG du PMU, répond aux questions de «20 Minutes» à l’occasion de l’inauguration d’un PMU City à Bordeaux…

Mickaël Bosredon
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Xaviers Hürstel, PDG du PMU, à Bordeaux le 5 décembre 2014
Xaviers Hürstel, PDG du PMU, à Bordeaux le 5 décembre 2014 — M.BOSREDON/20MINUTES

Le PMU a inauguré ce vendredi un PMU City place Gambetta à Bordeaux. Ce nouveau concept qui propose quatre bornes automatiques et des écrans tactiles aux parieurs doit permettre à l’enseigne de fidéliser sa clientèle traditionnelle, et de reconquérir les centres des grandes agglomérations. Explications avec Xavier Hürstel, PDG du PMU.

Vous avez inauguré ce vendredi un nouveau PMU City à Bordeaux. En quoi est-il innovant?

C’est le premier PMU City de deuxième génération. Nous avons initié ce nouveau concept de PMU City il y a deux ans, en ouvrant des boutiques à Paris, Lille, Lyon, Marseille, Toulouse et Nantes. Bordeaux est donc notre septième ville. A cette occasion, nous voulions donner un côté plus spectaculaire et plus cosy à ces nouveaux endroits. Et celui de Bordeaux est à la pointe de ce qui se fait au niveau technologique.

Avec ces PMU City, vous visez une nouvelle clientèle?

Il s’agit surtout de reconquérir les centres-villes des grandes métropoles françaises. Il y a de moins en moins de PMU traditionnels dans les grands centres-villes, où les loyers sont tels que nombre de bars et brasseries «classiques» ferment au profit d’établissements plus luxueux qui ne conservent pas d’activité PMU. La réponse à cette tendance est donc l’ouverture de ces nouvelles boutiques, avec un concept différent des PMU classiques, puisque nous sommes plus exigeants dans l’offre digitale proposée à nos clients, et que nous gérons nous-mêmes ces endroits.

L’objectif est donc de générer un chiffre d’affaires plus important qu’un PMU classique?

Tout à fait. Un PMU City, c’est l’équivalent en chiffre d’affaires de quatre à cinq PMU classiques, parce qu’on y trouve davantage de bornes pour les parieurs, et un personnel formé. Mais c’est aussi un laboratoire technique pour ce que l’on veut mettre en œuvre sur l’ensemble de notre réseau.

C’est-à-dire?

Même si le PMU classique a du mal à subsister dans les grands centres-villes, nous continuons d’ouvrir un PMU par jour sur la France entière. Nous allons moderniser ce réseau, en créant des «PMU passions», pour nos habitués, des «Happy PMU» pour les néophytes, des «PMU express», qui s’implanteront dans les grands lieux de passage, comme les stations-services, les gares, les aéroports…

Comment se porte l’activité PMU?

Nous allons générer en 2014 quelque 9 milliards d’euros de mises. C’est un résultat en baisse de 5%, en raison de l’impact de la crise économique. Mais nous avons un public fidèle, et j’ai bon espoir que l’activité PMU reparte à la hausse dans les années à venir. Les initiatives que nous mettons en place doivent nous permettre de rebondir.