La caisse commune fait des adeptes

AUTOPARTAGE Ils sont de plus en plus nombreux à adhérer à l'autopartage. Comme Strasbourg, Lyon, Grenoble, Marseille...

Marion Guillot

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Créée en 2001, l’association d'autopartage Autocomm compte aujourd’hui trente-cinq adhérents.
Créée en 2001, l’association d'autopartage Autocomm compte aujourd’hui trente-cinq adhérents. — C. BLUMBERG / 20 MINUTES

Ils sont de plus en plus nombreux à adhérer à l'autopartage. Comme Strasbourg, Lyon, Grenoble, Marseille ou Montpellier, Bordeaux s'y est mise, par le biais de l'association Autocomm. Créée en 2001, elle compte aujourd'hui trente-cinq adhérents. « On a plafonné à une dizaine d'adhérents jusqu'en 2005 et ça a décollé, se félicite son président, Hervé Dugény. Le système peut permettre de remplacer une voiture dont on ne se servirait qu'occasionnellement. » Réserver une Twingo pour deux jours et 200 km coûte par exemple 80 €, carburant compris. « Car les passages à la pompe sont déduits de la facture finale », précise-t-il. Pour adhérer, il faut verser un droit d'entrée de 100 € par foyer, une caution de 300 € (seule la moitié est encaissée) et une cotisation de 10 € par mois. Après avoir réservé le véhicule sur Internet ou par téléphone, un système GPS-GSM comptabilise les kilomètres et le temps d'utilisation.Nathalie recourt à l'autopartage depuis 2003, « environ deux fois par mois, pour des courses, des loisirs ou des week-ends ». D'abord attirée par « l'aspect écolo », « l'aspect économique » l'a conquise. « Mais pour que ça reste rentable, il ne faut pas utiliser la voiture trop souvent ni sur une trop longue durée, précise-t-elle. Sinon, les loueurs de voitures ou le train deviennent plus intéressants. » Autocomm vise mille adhérents et 60 voitures en 2011. « Mais il nous faut 350 000 € sur cinq ans », confie Hervé Dugény, qui en appelle aux collectivités.

stations L'association dispose d'une station fixe à côté de la gare Saint-Jean. La ville devrait lui en ouvrir d'autres aux Quinconces et au parking Victor-Hugo.