Ligue 1: PSG, Marseille, pourquoi les Girondins de Bordeaux n’y arrivent pas face aux gros?

FOOTBALL A Paris et à Marseille, Bordeaux a encaissé à chaque fois trois buts, malgré quelques séquences intéressantes…

Marc Nouaux

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Duel entre Khazri et Mendy, lors de OM-Bordeaux le 23 novembre 2014.
Duel entre Khazri et Mendy, lors de OM-Bordeaux le 23 novembre 2014. — ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP

Les cadors du championnat font trembler les Girondins. A Paris (3-0) et à Marseille (3-1), ils ont encaissé à chaque fois trois buts et se sont inclinés, après avoir été dominés dans le jeu. Un constat qui place donc Bordeaux derrière le duo de tête dans la hiérarchie.

S’ils n’ont pas encore affronté Nantes et Lyon, deux autres membres du Top 5, les Girondins se sont mieux comportés face à Monaco (4-1) et ont obtenu un nul (1-1) encourageant à Saint-Etienne. Mais à chaque fois, les points ont été obtenus dans la difficulté. On essaie de comprendre pourquoi.

Individuellement, les joueurs sont moins bons.

Poste par poste, les Girondins sont intrinsèquement inférieurs aux joueurs de l’OM ou du PSG. Monaco, sèchement battu à Chaban au mois d’août, possède des individualités (Kurzawa, Toulalan, Moutinho, Berbatov, Ferreira-Carrasco) que les Girondins n’ont pas et cela pourrait faire la différence dans le sprint final. L’effectif de Lyon semble également plus complet que celui de Willy Sagnol. Le rapport de force est plus équilibré avec Saint-Etienne, qui boxe dans la même catégorie que Bordeaux même si l’équipe de Christophe Galtier fait preuve de plus de maturité collective. Par rapport à Nantes, sur le papier, Bordeaux est au dessus.

Trop de blessés pour avoir une cohésion collective.

Le nombre important de blessés, c’est la principale difficulté que doit affronter Sagnol depuis le début de la saison. Dimanche à Marseille, il était encore privé de six joueurs, sans compter que trois autres étaient en phase de reprise. «Quand on ne travaille jamais avec les mêmes, c’est dur de trouver des repères collectifs», a déjà indiqué le coach girondin. Contrairement à des équipes comme l’OM, Nantes ou Saint-Etienne, qui effectuent peu de rotations ou qui se connaissent déjà très bien, les différences sont nettes. Cela se traduit par une moins bonne maîtrise pendant les matchs.

OM, PSG et Saint-Etienne ont été joués à l’extérieur.

Le calendrier n’a pour l’instant pas été clément avec les Girondins qui ont dû se déplacer chez les gros. Pour autant, le match de dimanche à Marseille a montré qu’ils pouvaient se créer des occasions, même à l’extérieur. «La victoire de Marseille est méritée, même si on est en droit d'avoir un sentiment de frustration par rapport aux efforts fournis et aux nombreuses situations favorables qu'on a eues dans le match», a ainsi noté Sagnol.

Si dans la hiérarchie de la Ligue 1, l’écart est important avec les deux gros sur le plan comptable et sur le plan du jeu, Bordeaux pourrait trouver sa place entre le troisième et le sixième rang. A condition de pouvoir compter sur l’ensemble de son effectif. Problème: en janvier, quand tous les blessés auront repris, cinq ou six joueurs quitteront la Gironde pour aller disputer la CAN (Sané voire Saivet avec le Sénégal, Poko avec le Gabon, Traoré et Diabaté avec le Mali, Khazri avec la Tunisie).