Bordeaux: Pierre Bernard estime qu’il est sélectionné grâce à «l’image actuelle du club»

RUGBY Le demi d’ouverture de l’UBB livre ses impressions après sa première convocation avec l’équipe de France…

Propos recueillis par Marc Nouaux

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Bordeaux's French fly half Pierre Bernard (L) runs with the ball during the French Top 14 rugby union match between Union Bordeaux-Begles (UBB) and Clermont on October 4, 2014 at the Chaban-Delmas stadium in Bordeaux. AFP PHOTO / NICOLAS TUCAT
Bordeaux's French fly half Pierre Bernard (L) runs with the ball during the French Top 14 rugby union match between Union Bordeaux-Begles (UBB) and Clermont on October 4, 2014 at the Chaban-Delmas stadium in Bordeaux. AFP PHOTO / NICOLAS TUCAT — AFP

Pierre Bernard est le troisième joueur de l’histoire de l’UBB à devenir international en Gironde (après Lopez et Le Bourhis). Convoqué parmi les trente qui effectueront un stage la semaine prochaine à Marcoussis avant le début des tests-matchs, le demi d’ouverture de l’Union, 25 ans, raconte comment il vit cette première cape.  

Cette convocation est-elle une surprise pour vous?

Je savais que les sélectionneurs s’étaient renseignés en milieu de semaine dernière mais après, bien sûr que c’est une surprise car je n’avais jamais été appelé. Et être appelé si près des tests, c’est forcément un honneur et je suis très content. C’était un objectif, on bosse tous pour ça. C’est une récompense mais il ne faut pas trop s’enflammer et avec la séance que Ludo [Lousteau, le préparateur physique] nous a préparée ce matin [lundi], c’est parfait pour ne pas s’enflammer.

Quelle réaction avez-vous eu au moment de cette annonce?

Beaucoup de fierté. Au début, je n’ai pas pu trop réaliser car on m’a beaucoup appelé, du coup, ce n’est venu qu’hier soir en me couchant. J’ai savouré mais dès ce matin j’étais au travail car déjà on a un match à préparer jeudi à Londres [deuxième journée de Challenge européen contre les London Welsh] et après il y aura le stage. Il ne faut pas se griser et continuer à travailler.

Vous pensez qu’en plus des blessés [Michalak, Trin-Duhc], c’est la prestation contre Clermont qui a été décisive?

Oui, je pense. C’était une bonne prestation mais je pense aussi que c’est l’image actuelle du club qui fait que je puisse avoir cette sélection. On est troisième, on a fait un début de saison plutôt intéressant. C’est tout un club et tout un groupe qui est récompensé.

Vous allez avoir plus de pression?

Non, j’y vais avec beaucoup d’envie mais avant de penser au stage, je pense au match à Londres.

Il y a un an, vous étiez arrivé avec l’étiquette de joueur de pied qui ne défend pas beaucoup…

On m’a souvent catalogué pour le jeu au pied mais je l’utilise plus comme une force. Après, c’est beaucoup de travail avec Vincent à base de skills, de stratégie, avec des entretiens individuels et beaucoup de travail avec Ludo, qui va permettre de progresser.

La concurrence sera féroce pour entrer dans le groupe pour les Fidji…

Je ne vais rien lâcher, ça va être à moi de montrer pendant les trois jours de stage que je peux aussi me fondre dans le moule. Je ne sais pas encore quel sera le programme, comment ça va se passer, mais dès que j’aurai l’occasion d’être sur le terrain, il est évident qu’il faudra que je sois à 120% de mes moyens pour pouvoir me montrer.