Bordeaux: Juppé dénonce des «atteintes à la politique familiale»

POLITIQUE Le maire de Bordeaux a profité d’un rassemblement de l’UMP Gironde pour attaquer le gouvernement sur sa politique envers les familles…

M.B. avec AFP

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Alain Juppé, lors de sa conférence de rentrée, le 18 septembre 2014
Alain Juppé, lors de sa conférence de rentrée, le 18 septembre 2014 — M.BOSREDON/20MINUTES

Ils étaient plus d’un millier, élus et militants UMP, à participer à un banquet de l’UMP Gironde autour d’Alain Juppé. Le maire de Bordeaux, et candidat à la primaire à droite pour 2017, a déploré ce dimanche au cours de ce rassemblement,  le «coup de rabot» annoncé sur la branche famille de la Sécurité sociale, dénonçant des atteintes à «une politique familiale qui marche» et y voyant un exemple de «l'amateurisme» du gouvernement.

«En France depuis un demi-siècle, nous avons une politique familiale qui marche, qui a donné de bons résultats», a estimé l'ancien Premier ministre. Alain Juppé en veut pour preuve une natalité «qui est à peu près le double de celle des pays européens», bien supérieure notamment à celle de l'Allemagne «qui n'a pas réussi sa politique familiale, un élément de faiblesse considérable pour elle». Il a aussi cité le «taux d'activité des femmes» en France, supérieur à la moyenne européenne.

«Amateurisme et cacophonie» du gouvernement

Or, depuis 2012, «on a passé le rabot sur la politique familiale, une première fois avec un abaissement du plafond du quotient familial, puis avec la taxation du supplément de retraite attribué aux familles ayant élevé plusieurs enfants», a-t-il souligné. «On nous annonce dans le budget de l'an prochain un nouveau coup de rabot de 700 millions d'euros, ce qui est considérable, et risque de démanteler cette politique familiale», a-t-il encore dénoncé.

Il a vu dans la réforme des allocations un signe de «l'amateurisme» et de la «cacophonie» du gouvernement, en particulier de la part du chef de l'État, qui «la semaine dernière dit «on ne touchera pas à l'universalité des prestations familiales», et huit jours plus tard les députés socialistes font voter un amendement qui met sous condition de ressources les prestations familiales...»

Sondages «agréables» mais «le chemin sera long»

Pour le ténor de l'UMP, c'est une «démonstration de l'incapacité de ceux qui nous gouvernent à mener à bien des réformes claires et bien préparées".

Interrogé par des journalistes sur les sondages qui lui restent durablement favorables, notamment celui de l'Ifop publié ce week-end qui le fait apparaître plus «sympathique » et moins clivant que Nicolas Sarkozy pour les Français, il a répondu: «Vous dire qu'aujourd'hui ce que je lis ne m'est pas agréable serait mentir. Le démarrage a été bon, mais bon, il y a tout le chemin à faire» et «il sera long», a-t-il souligné.