Les aires d'emploi gagnent du terrain en Gironde

Emploi Entre 2004 et 2010, la Gironde décroche quelques 36.500 emplois salariés dans le secteur marchand non agricoles. C'est ce qu'a révélé une étude de l'Insee Aquitaine parue ce mardi...

Charlotte Follana

— 

 La centrale nucleaire du Blayais. A Braud et Saint-Louis, 26 janvier 2012.
 
 La centrale nucleaire du Blayais. A Braud et Saint-Louis, 26 janvier 2012.   — SEBASTIEN ORTOLA / 20 MINUTES

En Gironde, la plupart des aires d'emploi se renforcent entre 2004 et 2010. L'Insee Aquitaine a publié une étude ce mardi, mettant en exergue la dynamique économique des différents territoires du département. Le secteur girondin gagne quelque 36.500 emplois dans le secteur marchand non agricole, soit une hausse de 13 %.

Cinq aires mais aussi la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB) structurent l'emploi girondin.

Des activités du tertiaire

Les emplois de la CUB se tertiarisent. On constate une hausse importante des activités telles que le secteur médico-social, restauration, immobilier, soutien aux entreprises. Toutefois, la CUB recense une baisse des activités industrielles, plus marquée dans le reste du département : travail du bois, fabrication de produits caoutchouc... Deux tiers des emplois créés dans le « Reste de la Gironde » sont situés dans la première couronne autour de la CUB.

Des emplois gagnés par des établissements «pérennes»

Le nord de la Gironde présente, pour ses deux aires d'emploi, une spécificité plus forte que les autres: principalement avec les industries extractives pour celle de Lesparre-Médoc-Pauillac et «la production et distribution d'électricité, de gaz, de vapeur et d'air conditionné» pour Blaye-Braud-et-Saint-Louis avec notamment la centrale nucléaire du Blayais.

Sans surprise, l'aire d'emploi de La Teste-de-Buch est dynamisée par le tourisme et les activités récréatives.

Des aires à spécificité «Industries manufacturières»

Les deux autres aires d'emploi, à l'est de la Gironde, sont plus spécialement tournées vers les industries manufacturières notamment avec «le travail du bois, les industries du papier et imprimerie» pour Langon-Bazas ; et l'industrie pharmaceutique pour Libourne-Coutras-Saint-Emilion.