Bordeaux: les Boxers sont bien armés pour accéder à la Ligue Magnus

HOCKEY Leader de D1 après cinq matchs, le club de Bordeaux est désormais assez solide structurellement pour exister à l’étage supérieur…

Marc Nouaux

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Les joueurs des Boxers de Bordeaux, lors d'un match contre Angers, le 16 septembre 2014.
Les joueurs des Boxers de Bordeaux, lors d'un match contre Angers, le 16 septembre 2014. — Nini Calimoutou / Boxers

«Aujourd’hui, je pense que Bordeaux fait peur.» Philippe Klucsar, vice-président des Boxers, ne cache pas ses ambitions. Son club, leader de D1 (le deuxième échelon national) grâce à cinq succès en cinq matchs, projette d’accéder en Ligue Magnus, l’élite du hockey français, à la fin de la saison après avoir échoué en finale d’accession l’an dernier.

Trois mois après avoir tenu leur première grande conférence de presse de leur histoire, les dirigeants bordelais, qui ont recruté du lourd et qui ont séparé l’association de la structure professionnelle (SASP), sont satisfaits par le début de saison. «On était attendu, reconnaît, Stéphan Tartari, manageur général et ancien joueur et entraîneur du club. Les résultats sportifs confirment nos attentes.» «Aujourd’hui, on est le PSG, insiste Klucsar. On est attendu dans toutes les patinoires.»

Déjà 150 maillots vendus contre 70 ou 80 en moyenne les saisons précédentes

Si le manageur général évoque «une prise de risque calculée» au sujet du recrutement, la volonté d’atteindre le niveau supérieur est bien réelle. «En début d’année, on a fait un stage d’une semaine hors glace avec les joueurs et tout le staff de la SASP pour annoncer les objectifs, le mode de fonctionnement et nos attentes, explique Tartari. Les joueurs sont conscients et motivés pour porter le club à l’étage supérieur.» «Certains joueurs sont arrivés plus en forme que l’an dernier, apprécie le vice-président. Il n’y a pas besoin d’en rajouter [concernant les ambitions], tous sont au fait des réalités.»

Avec 900 000 euros de budget prévisionnel pour la saison (sans compter les play-offs), le club des Boxers a le sentiment d’avoir franchi un premier palier. «Depuis six mois, on a passé un vrai cap, note Tartari. On compte 700 abonnés, on a 300 places VIP, il y a 90 entreprises partenaires, on a déjà vendu 150 maillots alors qu’on en vendait 80 ou 90 en moyenne les années précédentes.» Sans compter les 3000 spectateurs en moyenne qui devraient encore être présents dans les gradins de Mériadeck cette saison.

«On ne pourra pas aller au-delà de 1,1 millions de budget avant 2017»

Si cette année pourrait bien être la bonne pour les Boxers, ils savent que le développement de leur club passera par l’arrivée d’une salle de spectacle à Bordeaux, chargée de délester la patinoire des concerts qu’elle accueille. L’Arena de Floirac, qui devrait être livrée fin 2017, devrait permettre au club bordelais de pouvoir davantage développer son activité dans la patinoire.

En attendant, le club est condamné à ne pas pouvoir trop évoluer structurellement. «On ne pourra pas aller au-delà de 1,1 millions d’euros de budget, explique Philippe Klucsar. A moins que des partenaires privés arrivent, ce sera difficile de faire mieux lors des trois prochaines années. Mais ce ne sera pas un frein à une montée en Ligue Magnus.» Aux joueurs de poursuivre sur leur lancée.