Bordeaux: Baisse des exportations de vins en 2013, en particulier vers la Chine

ECONOMIE Une baisse sur les commercialisations de vin de 8 % en volumes et de 18 % en valeur annoncée par l'interprofession pour 2013...

Elsa Provenzano

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Bordeaux, 1er juillet 2012. - Illustration vin.Photo : Sebastien Ortola
Bordeaux, 1er juillet 2012. - Illustration vin.Photo : Sebastien Ortola — SEBASTIEN ORTOLA

Les chiffres de commercialisation à fin juillet montrent un recul par rapport à l'année dernière, avec -8 % en volumes, soit 2,17 millions d'hectolitres et -18 % en valeur, soit un chiffre d'affaires de 1,81 milliard d'euros. Les exportations vers l'Union Européenne ralentissent mois (-3%) qu'hors UE (-11%). L'interprofession s'attendait à ce repli, compte tenu des volumes de récoltes historiquement faibles en 2013 et du ralentissement des importations chinoises.

La fin de l'eldorado chinois?

La baisse la plus forte est enregistrée dans les expéditions vers la Chine avec -25 % en volume et -26 % en valeur et Hong Kong (-9 % en volume et -7 % en valeur). «En premier lieu, la Chine connaît un ralentissement économique et a réduit ses échanges commerciaux avec le reste du monde. Ensuite, l'enquête antidumping lancée par les autorités chinoises sur les vins européens a créé un climat d'incertitude sur les marchés», a expliqué Bernard Farges président du conseil interprofessionnel des vins de Bordeaux (CIVB). Il estime que les vins de Bordeaux étaient les plus exposés puisqu'ils représentent 56 % des vins français en valeur et 34 % en volume. 

«D'autre part, ce marché qui est passé de 10.000 hectolitres en 2005 à 392.000 aujourd'hui, soit une augmentation de 4.000 % a besoin de souffler», rappelle Bernard Farges. La Chine reste néanmoins la première destination en volume avec 392.000 hectolitres exportés et en valeur avec 240 millions d'euros.

Repli sur le marché du Royaume Uni

La chute des volumes exportés vers l’Union européenne reste contrôlée pour les Bordeaux avec 3 % contre 6 % pour les autres vins d’appellation. La baisse du chiffre d’affaires est bien plus lourde (-25 %), principalement à cause d’un repli sur le marché du Royaume Uni, première destination européenne en valeur.

L’interprofession souligne que Bordeaux reste néanmoins le premier vignoble français d’appellation à l’export.