Bordeaux: Les anciens joueurs des Girondins ont toujours faim de ballon

FOOTBALL Le club a décidé de relancer une équipe d’anciens joueurs afin d’organiser des matchs de bienfaisance…

Marc Nouaux
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Lilian Laslandes (à d.), poursuivi par Grégory Wimbée, lors d'un match entre les anciens des Girondins et ceux de Lille en avril 2014.
Lilian Laslandes (à d.), poursuivi par Grégory Wimbée, lors d'un match entre les anciens des Girondins et ceux de Lille en avril 2014. — Coralie Vallet – LOSC

Ce sont des actions que l’on ne pensait plus voir un jour. Un tacle de Michel Pavon, une frappe de Johan Micoud ou un ciseau retourné de Lilian Laslandes… C’est finalement encore possible. Les Girondins ont décidé de relancer leur équipe d’anciens joueurs du club, qui s’était essoufflée. Le but: organiser des matchs de bienfaisance contre des clubs ou des associations.

«C’est d’abord le plaisir de se retrouver», explique Jean-Yves De Blasiis, formé aux Girondins où il a évolué jusqu’en 1996 et qui habite toujours en Gironde, comme la plupart de ceux qui seront amenés à disputer des matchs avec l’équipe qui s’appellera «Girondins Stars 90». Parmi les noms connus: Michel Pavon, Johan Micoud, Christophe Dugarry, Lassina Diabaté, François Grenet…

Au moins cinq ou six événements dans l’année

Ce sera Lilian Laslandes qui aura la charge de réunir tout le monde. L’ancien buteur du club (1997-2001 et 2004-2008) fait partie des moteurs du projet. «On avait fait un match en avril contre les anciens de Lille, à leur demande, et cela nous a donné envie de nous retrouver. Il y a entre 20 et 25 joueurs de cette génération qui sont disponibles. On veut faire ça correctement.» «Une fois on a joué contre les anciens de la Real Sociedad, se souvient De Blasiis. On n’avait que deux anciens pros et eux toute l’équipe. On a pris 8-1, ça ne ressemblait à rien.»

Si Laslandes aura le rôle de rassembleur, ce n’est pas à lui qu’incombera la tâche de trouver des adversaires. «C’est le club et l’association des anciens joueurs [présidée par Marius Trésor] qui gèrent, explique Laslandes. Jean-Louis Triaud, le président, aimerait que ses anciens affrontent d’autres clubs professionnels [Marseille, Saint-Etienne, Nice ou Toulouse, par exemple, ont leur équipe d’anciens] sans compter les sollicitations d’associations ou d’autres équipes, pour un total de cinq ou six événements dans l’année.

«Ceux qui n’avancent plus et qui ont grossi se font bien allumer»

«Il est important que le club ait son équipe d’anciens dans une région où ils restent vivre, explique Arnaud Viodé, du pôle communication des Girondins. Surtout que pour la plupart, ils sont potes. Il est aussi important d’avoir une équipe appréciée par les supporteurs car ils ont été majoritairement champions de France en 1999.»

Si aucun match n’est pour l’instant prévu (il y a des demandes et une rencontre pourrait être organisée le 14 ou le 21 novembre prochain), les Girondins espèrent des candidatures. Les anciens joueurs, eux, sont pressés de se retrouver pour chambrer. «Cette camaraderie, c’est le premier prétexte qui nous donne envie de nous voir, estime De Blasiis. Mais c’est clair que ceux qui n’avancent plus et qui ont grossi se font bien allumer!» Mais même si tous ne sont pas au mieux de leur forme physique, ils en ont tous gardé sous le pied.