Bordeaux: Le festival du film indépendant, un pari réussi

CINEMA Pour sa troisième édition, ce festival commence à être identifié par les distributeurs, et a trouvé son public…

Julie Millet

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Le film Manos Sucias de Josef Wladyka sera diffusé en première française
Le film Manos Sucias de Josef Wladyka sera diffusé en première française — Manos Sucias, Pretty Pictures

Bordeaux, ce n’est pas que le vin. Aujourd’hui, c’est aussi la capitale du cinéma indépendant, jusqu’au 12 octobre. Pour sa troisième édition, le Festival international du film indépendant de Bordeaux revendique une certaine idée de la liberté artistique.

Un succès qui s’installe

Avec 8.500 spectateurs l’an dernier, le Fifib a su trouver son public. «On ne s’attendait pas à un tel succès, tant de la part du public que de la part des professionnels», confie Johanna Caraire, la codirectrice du festival. Les rencontres privilégiées avec les réalisateurs sont très attendues. Par exemple, Jacques Doillon viendra présenter deux de ses films et animera une master class. Le directeur de la photographie de David Cronenberg, Peter Suschitzsky viendra évoquer son métier.

Cette année, le festival accueille une première mondiale: Gaby Baby doll de Sophie Letourneur. «Le festival commence à être identifié par les distributeurs», observe Johanna Caraire. Un programme pour l’éducation au cinéma est aussi proposé: «Il y a une urgence à éduquer les jeunes à la salle de cinéma. C’est une belle expérience à vivre.»

Du 7 au 12 octobre, aux cinémas Utopia et UGC Ciné cité. Le village du Fifib se situe à la cour Mably. De 4,80€ à 6,50€ pour une séance, pass Week-end à 25 €, www.fifib.com