Bordeaux: Trois mois après son ouverture, l'épicerie sans emballages «la Recharge» fait carton plein

COMMERCE La fréquentation a dépassé les prévisions des deux jeunes entrepreneurs...

Elsa Provenzano

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A Bordeaux, le 8 juillet 2014, l'Èpicerie sans emballages jetables a ouvert ‡ Bordeaux.
A Bordeaux, le 8 juillet 2014, l'Èpicerie sans emballages jetables a ouvert ‡ Bordeaux. — B.Morthymen / 20 Minutes

La première épicerie française sans emballages a ouvert mi-juillet à Bordeaux. Une innovation qui n'a pas échappé à la secrétaire d'état au commerce et à l'artisanat, Carole Delga, en visite à Bordeaux lundi, à l'occasion du congrès de la fédération nationale des épiciers,cavistes et des spécialistes en produits bio.

 

Elle a rencontré les deux jeunes entrepreneurs à l'origine de ce projet d'épicerie en vrac, Jules Rivet et Guillaume Desanderval, pour les féliciter et en savoir plus sur «La Recharge», trois mois après le lancement.

200 personnes par jour au plus fort de la fréquentation

La fréquentation est supérieure à leurs attentes. Une centaine de passages en caisse sont effectués lors des jours de faible affluence et jusqu'à 200 lors des journées chargées. «Mais le panier moyen n'est pas très élevé», nuance Jules Rivet. Dès septembre, les deux jeunes épiciers ont pu se verser un premier «petit» salaire.

L'épicerie a ouvert rue Sainte-Colombe, en plein Saint-Pierre. «C'est un quartier résidentiel, dense, au centre-ville et c'est piéton, c'est important car les gens ne prennent pas leur voiture pour faire les courses», explique Guillaume Desanderval.

«Beaucoup de clients viennent de l'extérieur du quartier car ils retrouvent des produits fermiers et de terroir», estime Guillaume Desanderval.«Il n'y aurait pas eu d'intérêt à ce qu'on désemballe des produits, on travaille en direct avec les producteurs. On les connaît tous et on va sur place remplir nos fûts (d'huile par exemple)», renchérit Jules Rivet.

«Un engouement encourageant»

Il reste des solutions à trouver pour quelques produits difficiles à vendre sans emballages, comme les lardons et le gruyère râpé, mais l'épicerie propose une grande diversité de références, comprenant même des produits d'entretien fabriqués en Gironde.

Les clients ont bien adhéré à la vente en dépôts consignés (pour les confitures, les yaourts) puisqu'environ 90 % des contenants prêtés par l'épicerie sont récupérés par la boutique. L'économie réalisée sur les emballages permet à «La Recharge» de proposer des produits de qualité au prix du commerce. «Il y a un engouement chouette et encourageant autour du projet», se félicite Guillaume Desanderval.

L'épicerie, située au 38 rue Sainte-Colombe, est ouverte du mardi au samedi de 10h30 à 20h.