Bordeaux: A l’UBB, quand les cadres vont bien, tout va bien

RUGBY Face à Clermont, l’Union s’est appuyée sur ses joueurs historiques et ne comptait qu’une seule recrue dans le XV de départ…

Marc Nouaux

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Bordeaux's French centre Felix Le Bourhis runs with the ball during the French Top 14 rugby union match between Union Bordeaux-Begles (UBB) and Clermont on October 4, 2014 at the Chaban-Delmas stadium in Bordeaux. AFP PHOTO / NICOLAS TUCAT
Bordeaux's French centre Felix Le Bourhis runs with the ball during the French Top 14 rugby union match between Union Bordeaux-Begles (UBB) and Clermont on October 4, 2014 at the Chaban-Delmas stadium in Bordeaux. AFP PHOTO / NICOLAS TUCAT — AFP

Quel spectacle. Samedi, l’UBB a étrillé Clermont, le leader du Top 14 (51-21). Cela faisait neuf ans que les Auvergnats n’avaient pas encaissé autant de points dans une rencontre. Cette performance exceptionnelle offre aux Bordelo-béglais ce match référence après lequel ils couraient depuis le début de la saison. Et pour l’accomplir, ils ont compté sur les piliers du club.

Avei, Clarkin, Adams, Talebula, les tauliers de la saison dernière étaient tous au rendez-vous face à Clermont. Après un début de saison plutôt mitigé en raison des blessures et des états de forme des uns et des autres, les leaders de l’UBB ont répondu présent samedi.

«Un match qui va compter dans l’histoire de l’UBB»

«On sait que l’on a besoin d’eux pour tirer le meilleur de l’équipe», répète souvent le manageur, Raphaël Ibanez, qui avait décidé samedi de s’appuyer sur les hommes qu’il connaît le mieux puisqu’au coup d’envoi, il n’y avait qu’une seule recrue présente, Julien Ledevedec.

Au cours d’une rencontre très intense et riche en séquences de jeu, l’UBB a montré qu’elle aimait jouer et avoir des espaces pour s’y engouffrer. Et sa victoire de samedi rappelle l’exploit qu’elle avait réalisé contre Toulon (41-0) il y a dix-huit mois à Chaban-Delmas. «C’est un match qui va compter dans l’histoire de l’UBB», ose le président, Laurent Marti.

«Une erreur de renier son identité»

C’est donc avec des joueurs qui se connaissent depuis plus d’un an que l’Union s’est retrouvée autour de repères collectifs bien huilés. «Est-ce que l'équipe allait devoir se refermer ou sortir de son cadre habituel, renier son identité, s’est interrogé Ibanez à l’issue du match. Je pense que cela aurait été une erreur et ça a donné lieu à un match assez spectaculaire.»

Même si ceux qui sont sortis du banc, Lesgourgues, Beauxis, Gomez-Kodela, Botha ou Taofifenua, tous arrivés cet été, ainsi que Brousse, Maynadier et Chalmers, ont grandement participé à la victoire lors de la seconde période, le constat effectué montre bien que l’Union n’est jamais aussi forte que lorsque ses joueurs historiques sont au meilleur de leur forme. Et comme un symbole, à l’issue de la victoire contre Clermont, trois d’entre eux, Adams, Connor et Clarkin, au club depuis 2010, ont été célébrés publiquement pour fêter le passage du cap des 100 matchs avec l’Union.