Bordeaux: Pour Guiry, «l’UBB ressemble au Montpellier d’il y a quelques années»

RUGBY Arrivé cet été de Perpignan, le troisième ligne raconte son adaptation dans son nouveau club…

Propos recueillis par Marc Nouaux

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BËgles, le 30 septembre 2014 - Bertrand Guiry, le joueur de l'UBB.
BËgles, le 30 septembre 2014 - Bertrand Guiry, le joueur de l'UBB. — Marc Nouaux / 20 Minutes

Il était le capitaine de l’USAP. Il est aujourd’hui un joueur comme un autre dans l’effectif de l’UBB. Bertrand Guiry, troisième ligne, arrivé cet été, fait progressivement son trou au sein d’un effectif dense. A La Rochelle et à Brive, il a enchaîné deux matchs de 80 minutes, prouvant ainsi qu’il peut vite devenir important pour l’Union. Le Perpignanais raconte son adaptation en Gironde.

Avez-vous digéré le fait d’être parti de votre club de toujours sur une descente?

Il y a certains supporteurs qui me l’ont reproché mais les gens qui me connaissaient bien connaissaient mes raisons qui n’engagent que moi. Bien sûr, j’étais triste de laisser le club descendre, surtout que je crois qu’on avait de la qualité au niveau du groupe et du staff pour faire autre chose, mais on a eu pleins de difficultés. Je n’ai plus envie de revenir sur ça, j’en ai déjà assez parlé.

Comment jugez-vous vos premiers mois à l’UBB?

Comme à chaque changement, il y a besoin d’un temps d’adaptation pour découvrir le nouvel environnement. En ce qui concerne mes performances, je pense que je peux faire encore mieux, j’ai eu des petits soucis récurrents au niveau des chevilles et une contracture au mollet… Ce sont des petits trucs qui font qu’au niveau de l’état d’esprit, on n’arrive pas à se libérer complètement, mais je sens que chaque semaines mes sensations sont de mieux en mieux et enchaîner deux matchs de 80 minutes, ça fait beaucoup de bien.

C’est facile de changer de statut et se remettre en cause après avoir été capitaine de l’USAP?

Ce n’est pas spécialement facile. Il suffit simplement de rester simple, sérieux et de ne pas écouter ce qui se dit autour. Moi, je sais pourquoi j’ai fait ce choix, et j'ai de nouveaux défis à réaliser. Je ne me pose pas la question de savoir si c’est dur ou pas. J’ai l’impression d’être en fin de phase d’adaptation mais les choses se passent de mieux en mieux.

Qu’est ce que vous avez trouvé de nouveau dans cet environnement?

C’est différent car quand on joue dans une ville où on est né, on a une part d’affectif qui prend énormément le dessus et c’est vrai qu’aller jouer dans un nouveau club ambitieux, forcément, on n’a pas cette fibre affective qui nous pousse à nous dépasser mais on trouve des motivations différentes et cela engendre un état d’esprit plus pro. Je ne suis pas né ici, mais je dois quand même me bouger pour mouiller le maillot.

Quand on voit la dynamique à Bordeaux en ce qui concerne le rugby, on se dit que c’est l’un des endroits où il fait bon jouer en Top 14?

Ca fait partie de ces villes à fort potentiel économique qui développent des clubs de rugby avec des moyens de plus en plus importants, et c’est un petit peu à l’image de Montpellier il y a quelques années qui était dans la même situation. C’est hyper excitant pour un joueur de rejoindre un club en pleine évolution et qui chaque année a des meilleurs résultats. Si les choses continuent à se construire comme ça régulièrement, on imagine bien l’UBB jouer les phases finales régulièrement d’ici quelques années.