Bordeaux: L'aire urbaine attractive mais économiquement limitée

URBANISME Une étude menée par l'Insee met en évidence l'influence des grandes agglomérations sur le territoire du sud-ouest. Bordeaux se montre dynamique...

C.F.

— 

Bordeaux pèse plus pour sa démographie que pour son poids économique
Bordeaux pèse plus pour sa démographie que pour son poids économique — AFP

L'INSEE a dévoilé ce jeudi une étude sur l'espace métropolitain bordelais au coeur des réseaux du Sud-Ouest. L'objectif: analyser les flux internes et externes des réseaux, étudier la dynamique des territoires et comprendre leur fonctionnement.

Les aires urbaines sont des zones d'influence prenant en compte les critères du logement et de l’emploi. La communauté du Sud-Ouest dénombre 134 aires urbaines qui s'étalent sur l'Aquitaine, le Limousin, les Midi-Pyrénées et une partie du Languedoc Roussillon.

De nombreux étudiants

L'aire urbaine de Bordeaux est attractive et attire des migrants des grandes agglomérations dont 35% qui proviennent de la communauté sud-ouest. La population y est jeune du fait notamment du poids important des migrations d'étudiants. Les départs de Bordeaux se concentrent, eux, principalement vers les aires urbaines proches telles que Pau, Bayonne, Agen, La Teste-De-Buch et Langon.

En 2011, Bordeaux est la sixième aire urbaine de France, grimpant un échelon au détriment de Nice, derrière Paris, Lyon, Marseille, Toulouse et Lille. «La ville a un rôle de centralité forte sur le secteur Sud-Ouest, explique Jean-Marc Offner, directeur général de l'A'URBA. Le territoire est très attractif», poursuit-il. Mais quelques limites subsistent.

Une attractivité économique moindre

L'aire urbaine de Bordeaux est moins forte et moins étendue que son rayonnement résidentiel. Son fonctionnement économique s'inscrit davantage dans un réseau local.

«En terme de richesses, l'espace métropolitain bordelais génère une certaine dépendance», souligne Jean-Michel Quellec, directeur régional de l'INSEE Aquitaine.