Bordeaux: UMB-B: «Il ne faut pas accepter la fatalité en permanence», s’agace Mayonnade

HANDBALL Le coach de l’UMB-B est forcément insatisfait du début de saison loupé de ses filles, dernières de LFH après trois journées…

Propos recueillis par Marc Nouaux

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Bègles, le 4 septembre 2014 - Emmanuel Mayonnade, coach de l'UMB-B, avant la reprise du championnat de LFH
Bègles, le 4 septembre 2014 - Emmanuel Mayonnade, coach de l'UMB-B, avant la reprise du championnat de LFH — Marc Nouaux / 20 Minutes

L’UMB-B vient de subir son troisième revers en trois matchs. Dernières de LFH, les filles d’Emmanuel Mayonnade sont déjà dans le dur même s’il n’y qu’une victoire d’écart avec la sixième place, synonyme de play-offs. Le coach girondin pointe tout de même certaines inquiétudes, notamment sur le plan du collectif.

Comment expliquez-vous ce départ loupé?

On a rencontré des adversaires meilleurs que nous sur les trois premières journées. Issy-Paris, Fleury et Metz sont trois grands favoris pour le titre avec des ambitions différentes des nôtres et un budget qui pèse près du double de celui de l’UMB-B. Je ne changerai pas ce que j’ai dit. Il y a perdre et perdre. Contre Metz, on a perdu de façon indigne. Les vingt-cinq dernières minutes laissent un vrai goût d’inachevé.

Malgré la qualité de vos adversaires, vous espériez tout de même faire un coup…

On avait rêvé secrètement de prendre un match sur les trois. Mais on ne va pas s’apitoyer sur notre sort. Soit on s’effondre car on n’a pas de ressources mentales, soit on fait le dos rond et on s’accroche. Mais on a d’autres choses à faire que de s’apitoyer sur notre sort. On est capable de faire des choses intéressantes.

Etes-vous inquiet?

Que l’on perde face à trois prétendants au titre, il n’y a rien de scandaleux. Mais il ne faut pas accepter la fatalité en permanence. C’est la façon de perdre qui est plus inquiétante. Le groupe vit bien mais dans les moments compliqués, on n’existe plus. Je préfèrerais l’inverse. Que l’on s’engueule en dehors mais que sur le terrain, on réponde présent. Mais je ne suis pas inquiet, ce n’est pas dans ma nature de l’être. Si je devais l’être, ce ne serait certainement après seulement trois matchs.

Le paradoxe, c’est que votre groupe vit très bien en dehors mais cela ne se traduit pas sur le terrain…

C’est malheureux et ce qui est dommageable, c’est que les équipes qui sont plus armées que nous avec des budgets bien supérieurs dégagent aussi une force collective que l’on n’a pas. Le problème, aujourd’hui, c’est que le poids du score est lourd à gérer et on fuit les responsabilités à prendre. C’est à ces moments-là que l’on panique. Si l’on ajoute à cela le manque de réalisme…

C’est plutôt un problème d’ordre psychologique?

Je ne suis pas psychologue mais je trouve que l’on appréhende mal les choses. Contre Metz, je peux vous trouver des filles qui font un bon match. Mais c’est sur le plan collectif que l’on est en difficulté.