Bordeaux: Une nouvelle unité pour les adolescents au centre hospitalier Charles Perrens

SANTE L'ouverture d'Upsilon, une unité de pédopsychiatrie, a eu lieu le 15 septembre alors que les locaux sont prêts depuis décembre, à cause d'un problème de financement ...

Elsa Provenzano

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A Bordeaux le 22 septembre 2014 - Une nouvelle unite de prise en charge des adolescents a ouvert au centre hospitalier Charles Perrens, le 15 septembre.
A Bordeaux le 22 septembre 2014 - Une nouvelle unite de prise en charge des adolescents a ouvert au centre hospitalier Charles Perrens, le 15 septembre. — Centre hospitalier Charles Perrens

Une nouvelle unité vient d'ouvrir ses portes le 15 septembre à Charles Perrens. Elle s'appelle Upsilon pour Unité de psychiatrie infanto-juvénile et de liaison de la Gironde. Elle dispose de 20 lits sur 1800 m2 et a vocation à accueillir des jeunes de 6 à 17 ans avec des pathologies qui relèvent de la psychatrie comme des débuts de psychoses, des états dépressifs, des troubles alimentaires. La durée maximum de séjour est fixée à 25 jours «car notre objectif est de remettre l'enfant dans son environnement habituel, le plus rapidement possible», précise Antoine de Riccardis, directeur du centre hospitalier Charles Perrens.

600 000 euros par an à la charge de Perrens

Les locaux d'Upsilon étaient terminés en décembre mais l'unité n'a ouvert que le 15 septembre. «Nous sommes d’accord avec ce projet, qui est d’une grande utilité pour la prise en charge des adolescents. Mais l'agence régionale de santé d'Aquitaine (ARS) qui s’était engagée à le financer a annoncé au dernier moment, en octobre 2013, qu’elle n’en financerait que la moitié», déplore Marie-Françoise Lire, secrétaire à Force Ouvrière. «L'Etat avait moins de crédit, il a fallu faire des arbitrages, on a ouvert avec six mois de retard ( neuf selon FO). Une réorganisation interne a été menée, sans porter atteinte à la prise en charge globale», assure de son côté le directeur. Le coût de fonctionnement annuel de l'unité est évalué à 2 millions d'euros, dont 62 % sont pris en charge par l'ARS. Une partie est payée par le patient avec le forfait journalier et les 600 000 euros restants sont à la charge de Charles Perrens. 

15 infirmiers au lieu de 19

«On a ouvert mais à quel prix ! Le personnel est en souffrance et il y a des non-remplacements de personnels sur l’ensemble des pôles de l'établissement», souligne la secrétaire de FO. La direction précise, elle, que l'unité «ouvre avec les moyens adaptés à la prise en charge et compte deux médecins équivalent temps plein et 29 personnels soignants». Mais le syndicat rapproche les chiffres du projet initial, mûri depuis 10 ans au sein de l'établissement : «Initialement, le projet prévoyait 19 postes d’ infirmiers mais ils ne sont plus que 15 car certains ont été remplacés par des aides-soignants, qui coûtent moins cher au centre hospitalier.»

«Nous serons attentif à la montée en charge de cette nouvelle unité dans les mois à venir, en particulier en ce qui concerne les conditions de travail des agents», affirme Marie-Françoise Lire. Actuellement, sept patients sont hospitalisés au sein d'Upsilon.