Bordeaux : mouvement de colère chez les agents de la Caisse d'allocations familiales

SOCIAL Après l'agression d'un agent de la Caf à Bordeaux-Lac, le 9 septembre, les techniciens  alertent sur leurs conditions de travail...

Elsa Provenzano

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Bordeaux, mai 2012. - La Caisse d'allocations familiales de Gironde. - Photo : Sebastien Ortola
Bordeaux, mai 2012. - La Caisse d'allocations familiales de Gironde. - Photo : Sebastien Ortola — S. ORTOLA / 20 MINUTES

Ce jeudi, le siège de la Caisse d'allocations familiales (CAF) à Bordeaux Lac et tous les points d'accueil étaient fermés. Un mouvement qui intervient après l'agression d'un agent le 9 septembre, mais qui traduit aussi un ras-le-bol plus général sur le manque de moyens des agents pour mener à bien leurs missions.

Pas assez nombreux pour faire face à la demande

«43 postes vont être supprimés en Gironde d'ici 2017. Avec la crise, il y a de plus en plus de demandeurs et on est de moins en moins nombreux», explique Olivier Fantier, SG CGT à la Caf de la Gironde. Une assemblée générale s'est tenue ce jeudi et a rassemblé 130 agents, tous d'accord pour demander l'arrêt de ces suppressions de postes. «On n'est pas assez nombreux pour faire face à la demande, donc les points d'accueil sont maintenant fermés le mercredi et les vacances scolaires ( pour permettre aux agents de travailler sur le stock de dossiers en attente). Et quand c'est fermé partout, les allocataires viennent au siège, à Bordeaux Lac. Un millier s'y est présenté ce mercredi, par exemple», souligne Olivier Fantin. Certains agents souhaitent aussi que des agents de sécurité soient employés dans les points d'accueil, comme c'est le cas au siège.

Une réunion intersyndicale est prévue ce vendredi matin suivie d'une rencontre avec la direction. En fonction du déroulé de cette matinée, les agents pourraient durcir leur mouvement à partir de lundi.