Juppé: «Je ne regrette absolument pas le choix du grand stade de Bordeaux»

EQUIPEMENT Alain Juppé a précisé durant une conférence de presse ce jeudi qu'il se réjouissait de la construction du Nouveau stade de Bordeaux. Il a aussi indiqué négocier avec l'UEFA une retombée des recettes de l'Euro 2016 de foot pour les villes organisatrices...

Mickaël Bosredon

— 

Le Nouveau stade Bordeaux vu du ciel, avec le Lac en arrière-plan.
Le Nouveau stade Bordeaux vu du ciel, avec le Lac en arrière-plan. — Philippe Caumes

Alain Juppé regrette-t-il l'investissement de la mairie de Bordeaux dans le Nouveau stade, actuellement en construction dans le quartier du Lac? Le maire et président de la communauté urbaine est revenu, ce jeudi lors d'une conférence de presse, sur des déclarations faites il y a quelques jours durant la biennale d'architecture Agora.

«J’ai dit dans un accent de sincérité qu’il m’était arrivé de m’interroger sur l’opportunité de ce grand investissement. Si j’avais su au moment de lancer le grand stade que l'Etat piquerait 11 milliards d’euros sur les budgets des collectivités territoriales, peut-être que ma réflexion aurait été différente... Mais j’ai ajouté aussi durant cette intervention qu’à la réflexion, je me réjouissais de cette décision car ce stade va être magnifique, il sera un attrait touristique important, on viendra le visiter de loin, j’en suis sûr, ce sera aussi un lieu d’animation pour la ville et un lieu de convivialité.»

Donc, «tout bien considéré, je ne regrette absolument pas que notre ville se soit dotée de cet équipement qui est coûteux, mais qui est un des moins coûteux de France. Beaucoup moins coûteux que le stade de Lille, et beaucoup moins que la rénovation du grand stade de Marseille. Donc je pense que c’est une dépense raisonnable. Je rappelle que le club des Girondins, sous la forme d’un loyer qui s’étalera sur plusieurs années, en finance la moitié.»

«Les villes organisatrices aimeraient avoir un retour des recettes de l'Euro 2016»

Alain Juppé est revenu également sur sa rencontre récente avec le président de l'UEFA, Michel Platini. «En tant que président du club des dix villes organisatrices de l’Euro 2016, j’ai été mandaté par mes neuf autres collègues pour dire à Michel Platini, président de l’UEFA, qu’on aimerait bien, nous les villes organisatrices, avoir un petit retour des recettes considérables que va générer l’organisation de cet euro.»

Ces recettes sont évaluées aujourd’hui «à 900 millions d’euros» a précisé le président de la CUB. «Nous nous étions dit que nous pouvions avoir un retour, non pas pour financer les stades, mais pour essayer d’accompagner cet événement et en améliorer l’acceptabilité sociale – tout le monde n’est pas fanatique de football professionnel. Avec notamment de petits investissements dans les quartiers à destination des clubs amateurs, pour faire des city-stade par exemple.»

Comité de pilotage de l'Euro le 23 octobre à Bordeaux

«Pour l’instant, nous ne sommes pas d’accord» avec Michel Platini a reconnu Alain Juppé. «L’UEFA dit: «On va déjà donner de l’argent à la fédération française de football, je ne vois pas pourquoi on en donnerait en plus aux villes. Nous avons convenu tout de même de poursuivre la discussion. Il y aura le 23 octobre à Bordeaux le comité de pilotage de l’Euro 2016 avec la participation de l’Etat, de l’UEFA, de la société Euro 2016, et nous espérons faire avancer les choses…»