Bordeaux: Le Décastar accueillera encore de grands noms ce week-end à Talence

ATHLETISME Antoinette Nana-Djimou, Kevin Mayer ou Benjamin Compaoré seront présents en Gironde samedi et dimanche…

Marc Nouaux

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France's Benjamin Compaore celebrates winning the gold in the men's triple jump final during the European Athletics Championships in Zurich, Switzerland, Thursday, Aug. 14, 2014. (AP Photo/Matt Dunham)/FOS204/61454520628/1408142228
France's Benjamin Compaore celebrates winning the gold in the men's triple jump final during the European Athletics Championships in Zurich, Switzerland, Thursday, Aug. 14, 2014. (AP Photo/Matt Dunham)/FOS204/61454520628/1408142228 — Matt Dunham/AP/SIPA

«Quand on prononce le nom du décastar à l’étranger, on voit les yeux briller. Il est mythique.» Jean-Paul Durand, président du décastar de Talence, qui aura lieu samedi et dimanche prochains, aime le rappeler. L’épreuve qu’il pilote en compagnie de nombreux bénévoles a une aura qui dépasse le cadre de la Gironde. Chaque année, de nombreuses stars de l’athlétisme se rendent à Talence en fin de saison afin de passer un bon moment ou de gagner des points dans le classement du challenge des épreuves combinées de l’IAAF, la fédération internationale d’athlétisme.

Jean-Paul Durand s’extasie. «Cette année, on peut s’appuyer sur Kevin Mayer [vice-champion d’Europe du décathlon en août] et Eelco Sintnicolaas [hollandais, champion d'Europe indoor de l'heptathlon] qui vont se livrer une lutte acharnée car ils prétendent tous les deux au challenge. Pareil pour Antoinette Nana Djimou chez les femmes.» La présence de Benjamin Compaoré, récent champion d’Europe du triple-saut, est aussi un atout pour la vitrine de l’épreuve girondine.

Autour de 750 000 euros de budget

«Notre succès, c’est avant tout une belle aventure de cœur entre des hommes et des femmes qui dure depuis 38 ans, s’enthousiasme Jean-Paul Durand. Quand on voit des gens qui passent des nuits à travailler sur l’événement en plus de leur travail la journée, c’est exceptionnel. Talence a la réputation de bien recevoir. Et on rencontre peu d’épreuves sportives où les athlètes, après deux jours de compétition, font le tour du stade en se tenant la main.»

Un état d’esprit bien différent de celui qui règne sur les grands meetings français à gros budgets (entre 4 et 5 millions d’euros). Avec ses 750 000 euros de budget, le décastar détonne mais parvient tout de même à très bien figurer dans le paysage de l’athlé mondial.

50% de plus de billets vendus par rapport à 2013

Le président de l’événement précise toutefois que la décision de la tenue du décastar avait été prise relativement tard. «L’association n’est pas en difficultés financières mais les résultats des deux dernières éditions, avec des déficits situés entre 25 et 30 000 euros pompent dans les fonds-propres. S’il n’y avait pas eu de fonds-propres, je n’aurais pas pris l’engagement de repartir.»

Cette année, les organisateurs espèrent pouvoir faire au moins aussi bien que l’année précédente en termes d’affluence. L’édition 2013 avait attiré autour de 15 000 spectateurs sur l’ensemble du week-end. «Entre les retombées des Championnats d’Europe et la météo qui s’annonce plutôt bonne, on devrait y arriver, espère Durand. En billetterie, on est déjà à 50% de plus que l’année dernière au même moment, cela nous rend optimiste.»