Bordeaux: Pour Régis Sonnes, l'UBB «ne doit pas restreindre le jeu à l'extérieur»

RUGBY L’UBB, qui va enchaîner deux déplacements à La Rochelle puis à Brive, s’impose rarement en dehors de ses bases…

Propos recueillis par Marc Nouaux

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Régis Sonnes, le coach des avants de l'UBB, lors d'un match de Top 14 à Toulouse, le 9 mars 2013. Credit:LANCELOT FREDERIC/SIPA/1303101247
Régis Sonnes, le coach des avants de l'UBB, lors d'un match de Top 14 à Toulouse, le 9 mars 2013. Credit:LANCELOT FREDERIC/SIPA/1303101247 — LANCELOT FREDERIC / SIPA

Mais comment s’imposer ailleurs qu’à Moga ou Chaban-Delmas? C’est la question que doit se poser le staff de l’UBB, avant d’enchaîner deux déplacements successifs, à La Rochelle puis à Brive. En trois saisons de Top 14, les Bordelo-béglais ne se sont imposés que six fois (Montpellier, Bayonne deux fois, Brive, Mont-de-Marsan et Biarritz) en quarante-et-un déplacements, arrachant un nul (Castres) et s’inclinant à trente-quatre reprises. Régis Sonnes, l’entraîneur des avants, évoque ces difficultés.

Pourquoi l’UBB a-t-elle autant de mal à l’extérieur?

[Il hésite longuement] C’est toute une gestion… Déjà, il faut enchaîner les matchs, avoir un effectif assez homogène pour être performant tous les week-ends. Il faut gérer l’environnement, la pression de l’équipe adverse, le public, le déplacement. Après, c’est culturel en France, il y a des raisons historiques. On fait beaucoup de préparation mentale avant un match à domicile et peut-être moins à l’extérieur. Même si cela tend à évoluer pour ressembler plus aux Britanniques.

Vous devez restreindre vous intentions de jeu pour gagner en déplacement?

Non. Il ne faut pas de restrictions de jeu. Je pense même que c’est plus facile de jouer à l’extérieur, de tenter des choses. Mais il faut surtout avoir de la régularité sur la durée et un effectif homogène pour y parvenir.

Parfois, les entraîneurs sentent venir les mauvaises choses, les défaites à l’extérieur, vous les sentez aussi venir?

Non, on ne les sent pas forcément venir. C’est notre job à nous d’alerter les joueurs, nous sommes des guides.

Qu’est ce que vous avez vu lors de la victoire (41-16) de La Rochelle contre Castres?

Beaucoup de choses positives. C’est une équipe qui met énormément de pression sur l’adversaire. Chez eux, ils arrivent à se libérer. Ils sont très forts sur les bases et ils jouent bien. C’est une équipe complète et dangereuse. Il ne faudra pas commettre d’erreur si on veut gagner.

C’est gênant d’avoir deux jours de moins de récupération que La Rochelle et d’avoir les deux matchs espacés de six jours?

Oui, je pense. Deux jours de moins, c’est beaucoup. C’est un jour de moins de préparation dans notre planification de l’entraînement d’une semaine normale. Et en plus, on se déplace. Je pense que cela nous handicape, c’est logique.