Illustration covoiturage.
Illustration covoiturage. — JS EVRARD/SIPA

DEPLACEMENTS

Un plan pour développer le covoiturage

La semaine de la mobilité a démarré ce mardi. L’occasion pour la communauté urbaine de Bordeaux de présenter un plan pour développer le covoiturage…

«Réduire l’usage de la voiture solo.» A l’occasion de la semaine de la mobilité qui démarre ce mardi, la Communauté urbaine de Bordeaux a réaffirmé son ambition de diminuer la part modale de la voiture individuelle dans les déplacements quotidiens. Un vaste chantier, puisque celle-ci est à ce jour de 59% sur l’agglomération, et qu’elle n’a perdu qu’un point en dix ans malgré l’arrivée du tramway sur le territoire.

La CUB souhaite ainsi développer, notamment, le covoiturage. «Sur 500.000 véhicules individuels répertoriés sur la CUB, nous comptabilisons en moyenne 1,36 personne par voiture, ce qui est très faible. Cela donne ainsi six passagers pour cinq voitures circulant sur la rocade. Si on passait ne serait-ce qu’à sept passagers, nous diminuerions le trafic de 15%» assure Bigitte Terraza, vice-présidente de la CUB chargée des mobilités alternatives.

Dix aires sur la communauté urbaine d’ici à la fin de l’année

L’institution développe ainsi, avec le conseil général, des arrêts de covoiturage en périphérie de la communauté urbaine. «Aujourd’hui nous en avons à Artigues, Mérignac, Le Taillan, Parempuyre et Saint-Médard, et nous en aurons dix au total d’ici à la fin de l’année» poursuit Brigitte Terraza. Pour que ces aires coûtent le moins cher possible à la collectivité, elles sont très souvent réalisées en partenariat avec les grandes surfaces qui réservent un emplacement sur leurs parkings.

Sur l’ensemble de la Gironde, on dénombre 38 aires de covoiturage pour un total de 861 places de stationnement, financées par le département. Dix autres sont en cours de réalisation et 22 sont en projet. Certaines sont réalisées en partenariat avec les concessionnaires d’autoroutes et se trouvent sur les aires de stationnement.

20% de Français souhaiteraient abandonner leur voiture

Le département a par ailleurs lancé une enquête sur l’utilisation des aires de stationnement labellisées ou non, et les pratiques de covoiturage liées.

Selon une étude de la société Koolicar, qui propose de l’autopartage - autre solution pour diminuer la place de la voiture individuelle - entre particuliers, «20% des Français qui ont le permis n’ont pas de véhicules, et 20% de Français ont déclaré souhaiter abandonner leur voiture à terme, notamment à cause du coût, qui serait de l’ordre de 5.000€/an. Par ailleurs, une voiture resterait stationnée 95% du temps, les propriétaires ne l’utilisant réellement que 5%.»