Girondins: «Maintenant, les joueurs rigolent et sourient», s’enthousiasme Mariano

FOOTBALL Le latéral droit brésilien fait partie des Bordelais revigorés par l’arrivée de Willy Sagnol sur le banc de touche…

Propos recueillis par Marc Nouaux

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Mariano (à d.), le défenseur des Girondins contre Lyon, le 9 mars 2014.
Mariano (à d.), le défenseur des Girondins contre Lyon, le 9 mars 2014. — MEHDI FEDOUACH / AFP

Il fait maintenant figure d’ancien dans l’effectif des Girondins. Mariano, 28 ans, est une des valeurs sûres de l’effectif de Willy Sagnol depuis son arrivée il y a deux ans et demi en provenance de Fluminense, avec qui il avait été sacré meilleur latéral droit du championnat brésilien en 2010. Alors qu’il ne s’est pas montré sous son meilleur jour l’an passé, il a démarré la nouvelle saison habité d’une nouvelle ambition. Explications.

Qu’est ce qui a changé cette année dans ce groupe?

Les joueurs sont très contents. Le travail effectué est différent et les joueurs rigolent et sourient. Pour moi, c’est le plus important car en travaillant bien, on va faire de bonnes choses. On est capable de rester deuxième ou troisième. Paris est au dessus, mais ils jouent la Coupe d’Europe, comme d’autres équipes. Je pense que pour nous c’est important car on n’a que le championnat et les Coupes à jouer.

Sur le plan individuel, on a le sentiment que l’on ne voit pas le même Mariano cette année…

Beaucoup de choses ont changé. Il y a un nouveau coach, un nouveau style de jeu. J’ai plus de libertés offensives, j’aime beaucoup jouer comme ça. La saison dernière, je jouais plus défensif et cela ne me correspondait pas. Après le départ de [benoît] Trémoulinas, on n’avait plus le même style de jeu. Les arrières latéraux, on participait moins.

Avoir un entraîneur qui a joué au même poste que vous toute sa carrière, ça aide?

Oui, car il peut me donner des conseils pour progresser plus. Je l’écoute tout le temps pour modifier ce que je ne fais pas bien. Vu sa carrière, avec son parcours au Bayern ou en Coupe du monde avec l’équipe de France, je suis obligé de l’écouter. C’est un bon exemple.

On vous sent très serein lorsque vous avez le ballon, d’où vient cette confiance?

C’est mon style, j’ai toujours joué comme ça. Au Brésil, je faisais déjà de bonnes choses en prenant des risques en défense. Là-bas, beaucoup font des dribbles, même les défenseurs centraux.

Il y a quelque mois, votre nom avait circulé pour un retour au pays, le Brésil vous manque?

J’aime mon pays, de temps en temps ça me manque mais je sais que je suis ici pour mon travail. De temps en temps je suis triste mais je n’ai pas à me plaindre. Mon objectif, c’est de rester le plus longtemps possible en Europe. Même si je suis très content d’être à Bordeaux, je cherche des objectifs élevés. Jouer la Ligue des Champions est un rêve. Je peux jouer la Libertadores [la Ligue des Champions de l’Amérique du Sud] au Brésil mais c’est très difficile car il y a beaucoup de clubs. Moi, je veux rester en Europe.