Top 14: Pour Vincent Etcheto, affronter Montpellier, «c’est aussi un défi d’entraîneur»

RUGBY L’entraîneur des arrières de l’UBB évoque la semaine de préparation avant de recevoir Montpellier, la bête noire du club girondin…

Propos recueillis par Marc Nouaux

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Entraîneur des arrières de l'Union depuis 2009, Vincent Etcheto a imprimé sa marque dans le jeu de l'équipe.
Entraîneur des arrières de l'Union depuis 2009, Vincent Etcheto a imprimé sa marque dans le jeu de l'équipe. — s.ortola / 20 minutes

Attention, Montpellier arrive en Gironde. Pour l’UBB, le MHR, c’est une sorte de bête noire. Depuis qu’elle est remontée en Top 14 il y a trois ans, l’Union s’est inclinée cinq fois en six confrontations et ne l’a jamais remporté à domicile. Avant la rencontre qui se jouera dimanche à Chaban-Delmas, Vincent Etcheto, l’entraîneur des arrières, évoque le défi stratégique qui l’attend avec l’ensemble du staff.

Montpellier, c’est réellement une bête noire?

Oui, sur six matchs c’est cinq défaites, et contre eux, on fait à chaque fois des non-matchs. Ils nous perturbent, parce que c’est une bonne équipe avec de bons joueurs, avec une défense qui nous pose des problèmes. J’espère que l’on va vaincre le signe indien mais c’est une équipe qui caracole en tête, qui joue bien. On sent qu’il y a de l’unité, c’est le leader du championnat et ce n'est pas par hasard.

Pourquoi vous perturbent-ils à ce point?

Parce qu’il y a de la qualité individuelle et collective. C’est une équipe avec son staff qui réfléchit bien au rugby, qui a de bonnes idées qui arrive à trouver les points faibles de l’adversaire et qui est très bon sur ses points forts. Capable de jouer beaucoup et de ne plus jouer du tout. Ils ont toutes les qualités d’une équipe au plus haut niveau.

Avez-vous enfin la solution pour contourner ce système défensif?

Il y a plusieurs solutions, le débat c’est entre la possession ou l’occupation. Est-ce que ça vaut le coup de posséder le ballon contre cette équipe? Ce n’est pas sûr. Est-ce qu’il ne vaut mieux pas occuper? Après, si on occupe mal, vu la qualité qu’elle a sur le triangle arrière ça peut faire mal… C’est une équipe complète. Il y a des solutions mais il n’y en a pas trente mille donc il ne faut pas se tromper.

Est-ce que pour le staff, c’est aussi un défi que de contrer un staff adverse qui vous met en échec?

C’est arriver à amener notre équipe à un niveau comme on l’a fait à Toulon. On ne va pas parler d’argent ni de budget, mais ce sont des équipes qui sont deux fois plus grandes que nous. Avec des joueurs qui sont normalement supérieurs aux nôtres. Oui, c’est aussi un défi d’entraîneur, un jeu de poker menteur, un jeu d’échecs en permanence et pour l’instant on est battu et ça fait 5-1 donc il n’y a pas photo.

Jusqu’ici, vous considérez que tout va bien?

Ce point surprise à Mayol me rassure sur ce que je m’étais fixé sur le plan comptable. On n’avait pas fixé d’objectifs entre nous mais moi, après le bloc de cinq matchs jusqu’à Montpellier, je visais 14 points. Cela voudrait dire qu’il faudrait battre Montpellier avec le bonus. Ca va être très difficile puisque déjà gagner serait un exploit. Si on arrive à treize ce sera déjà très, très, bien et si on arrive à quatorze, on basculera en haut du tableau et mentalement, on sait qu’on ira à La Rochelle et à Brive, il n’y a vraiment pas de temps à perdre.