Réforme des rythmes scolaires à Bordeaux: «Aucune discrimination», assure Alain Juppé

EDUCATION Le maire de Bordeaux a fait un point ce lundi sur l’application de la réforme des rythmes scolaires dans sa ville, une semaine après la rentrée des classes…

Mickaël Bosredon

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Le 2 septembre 2014, rentrée des classes à l'école Sousa Mendes de Bordeaux
Le 2 septembre 2014, rentrée des classes à l'école Sousa Mendes de Bordeaux — M.Bosredon/20Minutes

Une semaine après la rentrée des classes, Alain Juppé a analysé ce lundi la mise en place de la réforme des rythmes scolaires à Bordeaux. «La réforme est bien lancée, nous n’avons rencontré aucune difficulté majeure et les premiers échos sur la qualité des activités proposées sont positifs », a-t-il assuré.

Mais «cela ne s’est pas fait tout seul.» «Comme nous avons travaillé beaucoup en amont, on y arrive. Il y avait un premier projet, qui avait un coût de 5 millions d’euros pour la commune. Là-dessus est arrivé, après les municipales, l’annonce par le gouvernement d’une amputation de plusieurs millions d’euros des ressources pour les collectivités, donc nous sommes repartis sur des bases différentes, et un projet un peu moins généreux que le projet initial, mais équilibré. Le coût final sera entre 1,8 et 2 millions d’euros pour la ville.» Interrogé sur le fait que certaines communes n’arrivaient pas à appliquer cette réforme, ou refusaient de la mettre en place, le maire de Bordeaux a relevé que «dans la grande majorité des 24.000 communes de France concernées, et qui ont travaillé leur projet, cela se passe bien. En revanche est ce que le but de cette réforme, c’est-à-dire le bien être des enfants, sera atteint? On verra. Il y a une loi, on peut la critiquer, mais une loi on l’applique.»

Soixante-deux demandes de dérogation pour la cantine du mercredi

Accusé par son opposition de discriminer les parents sans emploi dans le mode d’attribution des places à la cantine le mercredi midi, Alain Juppé s’est agacé : «Il n’y a pas de discrimination, puisque des dérogations sont accordées, sur la base des justifications apportées par les familles, et qui ne sont pas exclusivement professionnelles. C’est une allégation mensongère. Il n’a jamais été question de refuser des parents sous prétexte qu’ils étaient chômeurs. C’est un fantasme absolu.»

La cantine scolaire le mercredi midi est réservée aux enfants inscrits en centres de loisirs l’après-midi. Mais pour les familles qui connaîtraient des difficultés pour récupérer leurs enfants à ce moment, des dérogations sont examinées. «A ce jour, il y a eu 62 demandes de dérogation. Dix-neuf enfants étaient des enfants d’agents travaillant dans les écoles, pour qui des solutions ont été trouvées, 43 demandes venaient de familles extérieures: 18 ont été acceptées, 9 ont été refusées car il s’agissait à l’évidence de demandes fondées sur des motifs de confort personnel, c’est-à-dire que ces familles n’ont fourni aucune justification à leur demande, et 16 sont en cours d’instruction» a précisé le maire de Bordeaux.