Discorde sur les impôts locaux

FISCALITE La baisse espérée n'était pas à l'ordre du jour. Hier, en conseil municipal, le vote des taux d'imposition 2007 a donc été sanctionné par les deux voix contre des élus socialistes et communistes et l'abstention des Verts. Néanmoins, les taux n'augmen...

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La baisse espérée n'était pas à l'ordre du jour. Hier, en conseil municipal, le vote des taux d'imposition 2007 a donc été sanctionné par les deux voix contre des élus socialistes et communistes et l'abstention des Verts. Néanmoins, les taux n'augmentent pas non plus. Ils restent stables et « dans la moyenne des grandes villes », se félicite le maire (UMP) Alain Juppé. Le produit fiscal, en revanche, augmente depuis plusieurs années grâce à la rénovation urbaine et au dynamisme de la ville : les constructions neuves et le nombre de nouveaux contribuables progressent en continu... Un constat qui, selon l'opposition, aurait dû inciter la municipalité à faire un geste en allégeant le taux de la taxe. Or, la majorité UMP-UDF préfère réduire l'endettement.Pour l'année 2007, on ne connaît pas encore le montant exact du produit fiscal, au grand dam de l'élu (Verts) Patrick Papadato, qui en a profité pour rappeler les précédentes hausses : « Le produit fiscal a augmenté de 10 millions d'euros entre 2002 et 2003, de 16 millions d'euros entre 2004 et 2005 et de 10 millions d'euros entre 2005 et 2006. » « Mais le service rendu aux Bordelais ne suit pas et les investissements stagnent », poursuit le socialiste Jacques Respaud.Autre point de discorde : l'augmentation de la fiscalité votée par le département (PS) et la région (PS), qui alourdit la feuille d'impôt et qu'Alain Juppé n'a pas manqué de relever. « Ces collectivités doivent faire face à des transferts de charges importants depuis 2002 », a défendu Jacques Respaud.

Marion Guillot