Manuel Valls a inauguré le viaduc de la Dordogne, en Gironde

POLITIQUE Le premier ministre Manuel Valls est venu inaugurer, le plus grand viaduc de la future ligne à grande vitesse qui mettra Bordeaux à 2h05 de Paris, à partir de l'été 2017...

Elsa Provenzano

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French Prime Minister Manuel Valls (C) visits the construction site of the viaduct of Dordogne in Saint-Romain-la-Viree on September 1, 2014. The viaduct of Dordogne is the high speed railway's longest structure and is expected to make way for a line that will link Paris to Bordeaux in just two hours and five minutes by the summer of 2017. AFP PHOTO/MEHDI FEDOUACH
French Prime Minister Manuel Valls (C) visits the construction site of the viaduct of Dordogne in Saint-Romain-la-Viree on September 1, 2014. The viaduct of Dordogne is the high speed railway's longest structure and is expected to make way for a line that will link Paris to Bordeaux in just two hours and five minutes by the summer of 2017. AFP PHOTO/MEHDI FEDOUACH — AFP

C’est sous un soleil de plomb que Manuel Valls, premier ministre, et Alain Vidalies, secrétaire d’Etat aux Transports, ont visité lundi après-midi, l’ouvrage de 1.319 mètres qui enjambe la Dordogne, sur la commune de Saint-Romain-La-Virvée (Gironde). La construction du viaduc sur lequel passera la ligne à grande vitesse (LGV) entre Paris et Bordeaux à partir de 2017, a débuté il y a deux ans et a mobilisé plus de 8.000 personnes au plus fort de son activité, en 2013.

Le mode de financement salué

L’investissement total pour la LGV de 302 kilomètres entre Tours et Bordeaux s’élève à 8 milliards d’euros, dont près de la moitié est supportée par le concessionnaire Lisea, filiale de Vinci, dans le cadre d’un partenariat public privé (PPP). Un montage financier dont le président de Vinci, Xavier Huillard, a loué la pertinence: «Les PPP réconcilient la politique de l’offre et de la demande. Ils sont créateurs de développement économique à long terme, en optimisant les dépenses publiques». Un enthousiasme partagé par le Premier ministre: «Ce montage est un bon exemple de ce dont nous sommes capables. La France, pour retrouver de la croissance et donc des emplois doit impérativement relancer l’investissement public comme privé, et notamment dans le secteur des travaux publics et de la construction.»

Connecter la nouvelle ligne au réseau espagnol

«J’espère que la LGV va se poursuivre vers l’Espagne, ce pourrait être la colonne vertébrale de la nouvelle région qui réunira l’Aquitaine, le Poitou-Charentes et le Limousin», a appelé de ses vœux Alain Rousset, président de la région Aquitaine. Manuel Valls, qui a pris la parole après lui, s’est réjoui de l’ouverture de l’enquête publique pour les tronçons Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax. «Je sais combien les habitants et leurs élus sont mobilisés en faveur de ces extensions. Toulouse sera alors à 3 h de Paris, et notre réseau ferré à grande vitesse connecté au réseau espagnol. Et pour tous ceux qui sont attachés à l’Espagne… quelle grande avancée!»

Amélioration du réseau ferré existant

«Le Grenelle de l’environnement prévoyait la couverture intégrale du pays par des lignes à grande vitesse. C’était irréaliste. Nous devons donc savoir désormais placer la priorité à la remise à niveau des lignes existantes», a déclaré Manuel Valls, évoquant le grand plan de modernisation du réseau, lancé en 2013 par Réseau ferré de France, à la demande du gouvernement. Les lignes nouvelles doivent aussi permettre d’améliorer le trafic sur les tronçons les plus fréquentés, en libérant de la capacité sur les lignes classiques.