Top 14: Gérondeau est «fier d’être dans une équipe avec autant d’internationaux»

RUGBY Le troisième ligne du Racing, formé à l’UBB, affrontera son ancien club samedi à 18h30 à Chaban-Delmas lors de la deuxième journée de Top 14...

Propos recueillis par Marc Nouaux

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Camille Gérondeau, le troisième ligne du Racing Metro, lors du match à Montpellier, le 16 août 2014. AFP PHOTO / PASCAL GUYOT
Camille Gérondeau, le troisième ligne du Racing Metro, lors du match à Montpellier, le 16 août 2014. AFP PHOTO / PASCAL GUYOT — AFP

C’est toujours un événement pour lui quand il revient à Bordeaux. Camille Gérondeau (26 ans), formé à l’UBB et originaire du Bassin d’Arcachon, sera dans le groupe du Racing-Métro qui viendra à Bordeaux défier l’Union, samedi à 18h30. A cette occasion, le troisième-ligne foulera pour la première fois de sa carrière la pelouse de Chaban-Delmas.

 En tant que Girondin, quelle est votre histoire avec Chaban-Delmas?

Pour moi, Chaban, ce sont les Girondins. Je suis allé voir l’UBB lors de son premier match contre Agen en Pro D2 (en 2009), j’ai aussi vu les demi-finales de Top 14 et des finales d’accession de Pro D2. Quand je vois l’ambiance et la ferveur lorsque joue l’UBB, ça a l’air super. J’ai hâte d’y être.

L’UBB arrive encore plus armée que la saison passée…

On sait que Bordeaux à Chaban, c’est très compliqué à jouer. Cette année, le championnat s’est encore resserré, c’est plus homogène alors que ça l’était déjà beaucoup l’an passé. J’ai l’impression que tout le monde peut gagner n’importe où. Et l’UBB fait partie de ceux qui sont encore meilleurs que l’année dernière. C’est un concurrent direct, il faudra se méfier.

Et le Racing peut-il être l’outsider numéro 1 du Top 14 derrière Toulon?

On ne peut pas avoir de certitudes car il y a toujours une équipe qui s’invitera dans la danse, plus Montpellier qui aurait très bien pu nous battre, Castres qui reste sur deux grosses saisons, Clermont qui s’est beaucoup renforcé… Le Stade Français qui attend encore des recrues… Même si je veux bien accepter que Toulon soit l’hyper-favori après son doublé Top 14 et H-Cup l’an passé, cela reste très serré derrière.

A titre personnel, vous enchainez une deuxième apparition d’affilée dans le groupe après une fin de saison où vous aviez peu de temps de jeu…

J’étais réserviste lors de la fin de saison dernière et là, je profite de certaines absences pour avoir du temps de jeu. Le début de saison et les matchs amicaux se sont bien passés pour moi, je suis content d’être dans le groupe. Après, je suis le seul à mon poste qui n’est pas international.

Quel sentiment vous procure votre présence parmi autant d’internationaux?

Déjà je suis très fier d’être dans une équipe avec autant d’internationaux et d’entrer dans la rotation avec eux. C’est motivant et cela permet de progresser. Lauret, Claassen… C’est une fierté pour moi de jouer avec eux.

Vous avez souvent plus de temps de jeu pendant les périodes de doublon, comment vivez-vous cette situation?

Quand je suis arrivé, j’étais le petit jeune de la troisième ligne qui débarquait. Là, c’est ma troisième année, j’ai déjà plus d’expérience. Je sais qu’il y a les périodes internationales, qu’il y a le quota de matchs pour les joueurs appartenant au groupe France… Les coaches choisissent leurs alignements en fonction des adversaires mais je me prépare à jouer tout le temps. J’ai envie de jouer un maximum de matchs même si je sais qu’à certaines périodes, c’est plus compliqué.

C’est votre troisième saison au Racing, à 26 ans, vous vous mettez une certaine pression de réussite personnelle pour la suite de votre carrière?

Je n’ai pas de pression car avant de penser à ma performance individuelle, je pense aux performances collectives. C’est beaucoup plus important que l’équipe gagne plutôt que je sois titulaire ou non.