A la Recharge, le vrac et la consigne cartonnent

B. Morthymen / 20 minutes
— 
La Recharge, première épicerie sans emballages jetables qui a ouvert à Bordeaux.
La Recharge, première épicerie sans emballages jetables qui a ouvert à Bordeaux. — B. Morthymen / 20 Minutes

«Je viens directement avec mon placard ! » Stéphanie, 37 ans, a prévu le coup pour l’ouverture ce mardi, rue Sainte-Colombe à Bordeaux, de La recharge, première épicerie sans emballage de France. Elle a apporté ses bocaux, boîtes et bouteilles vides, qu’elle pèse avant de les remplir, pou rne pas payer le poids du contenant. « Quand on vit dans un petit appartement comme moi, il faut bien gérer les déchets, les cartons prennent vite de la place », explique la jeune femme, qui apprécie le concept de la vente en vrac : « On n’est pas obligé d’acheter un kilo si on n’en a pas besoin. Ici, j’ai envie de tester l’huile de noisette, je vais pouvoir remplir seulement un demi-flacon. C’est moins cher, et on évite de gâcher. »
« Bravo, », lance Muriel, 50 ans aux jeunes fondateurs de La Recharge, Guillaume de Sanderval et Julien Rivet, « J’essaie d’éviter de prendre des poches plastiques dans les magasins, c’est bien qu’une boutique pousse ses clients à ne plus jeter les emballages n’importe comment », précise-t-elle.

Un vrai engouement autour du projet

S’il n’y a pas la foule d’un samedi à Auchan, La recharge est déjà bien achalandée, avec beaucoup de clients sensibilisés, et quelques curieux. « 70 % des Français n’aiment pas faire les courses en grande surface, et en Aquitaine les plages jonchées de déchets d’emballage après la tempête ont marqué les gens. Aussi, notre projet a suscité un vrai engouement », estime Julien Rivet. Le financement participatif sur Internet a recueilli plus que nécessaire. Et une centaine de producteurs jouent le jeu : livrer en vrac, ou dans des emballages consignés (bière, confiture..) Un circuit court emballant.