Girondins: «Willy Sagnol, ça donne des arguments pour rester», explique Nicolas Maurice-Belay

FOOTBALL Le milieu de terrain offensif des Girondins explique que le choix du nouvel entraîneur a été prépondérant dans sa décision de prolonger son contrat…

Marc Nouaux

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Le Bordelais Nicolas Maurice-Belay face à Valenciennes, le dimanche 15 décembre 2013.
Le Bordelais Nicolas Maurice-Belay face à Valenciennes, le dimanche 15 décembre 2013. — S. Ortola

C’était le dossier suspens du printemps. Nicolas Maurice-Belay (29 ans) a tardé à prolonger son contrat après trois saisons passées au club. Il nous explique les raisons qui l’ont poussé à hésiter et donne son point de vue sur le nouveau cycle dans lequel entre son club avec le renouvellement de l’effectif.

Après quelques tergiversations, vous avez prolongé votre bail à Bordeaux…

Ça fait plaisir de prolonger. J’attendais la désignation du nouveau coach pour mer décider. Quand j’ai appris que c’était Willy Sagnol qui reprenait le groupe, j’étais encore plus convaincu de rester. Ça donne des arguments. Son passé de joueur fait qu’il a une connaissance du haut niveau et apprendre avec des entraîneurs comme ça, c’est toujours positif.

Vous avez eu le nouveau coach au téléphone avant de prendre votre décision?

Je n’ai pas discuté mais le président m’a dit qu’il voudrait bien que je reste donc d’entendre ça de la part d’un entraîneur qui a ce vécu de joueur, c’est positif.

Comment avez-vous géré cette période d’incertitudes?

Je voulais en finir rapidement car tu ne passes pas des vacances avec l’esprit libre mais ça a été fait rapidement après la nomination du coach. J’avais d’autres clubs qui étaient intéressés, moi j’étais tenté par une expérience à l’étranger car dans une carrière, il faut voir autre chose. Mais s’il fallait rester en France, c’était Bordeaux.

Pourquoi est-ce que les choses ont autant traîné alors que d’habitude ce genre de situation se règle plus vite?

J’avais une proposition de la part du club mais j’ai un âge où je me posais la question de savoir si c’était le moment de voir autre chose ou non mais après avoir pesé le pour et le contre, j’ai préféré rester.

Vous ne serez donc plus considéré comme le fils de Francis Gillot vu que vous ne partez pas avec lui…

[Rires] En parlant de lui, il m’a apporté beaucoup tout au long de ma carrière, il a toujours eu confiance en moi. C’est vrai que j’étais un peu déçu qu’il parte mais on ne peut pas faire une carrière tout le temps avec le même coach. S’il prend une année sabbatique, moi je ne peux pas m’arrêter [Rires]

Quelle est votre place dans ce groupe qui a été considérablement rajeuni?

On s’y attendait, il y a eu une sorte de fin de cycle avec les départs de Mat’[Chalmé], David [Bellion] et d’autres. Ils ont tout gagné au club. Là, on espère que nous, les «anciens» on va essayer de leur apporter, de les aider à être mature le plus tôt possible. On sait que cela repart à zéro. Même si certains étaient souvent titulaires pendant l’ère Gillot, là ça change car l’entraîneur a peut-être des profils qui aiment différent. Tout le monde doit saisir cette chance et mettre de l’intensité à l’entraînement.