VIDEO. Un tramway aérien sur les boulevards de Bordeaux?

TRANSPORTS – Alain Juppé a lancé ce vendredi l’idée d'un tramway aérien pour équiper les boulevards de Bordeaux d’un transport en commun fiable et rapide...

Mickaël Bosredon

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Image de synthèse du projet de tramway aérien Skytran
Image de synthèse du projet de tramway aérien Skytran — SKYTRAN

Et si Bordeaux s’équipait d’un tramway aérien? L’idée a été lancée ce vendredi matin par le président de la Communauté Urbaine Alain Juppé. «Ce nouveau système de transport, qui fonctionne avec un rail aérien sur lequel sont suspendues des nacelles, et relié à des pylônes, m’intéresse beaucoup» a confié Alain Juppé. «J’y pense notamment pour les boulevards de Bordeaux, où l’intégration d’un transport classique pose certains problèmes. C’est pour cela qu’il faut innover, et ce système peut être une solution.»

Dénommé Skytran, et développé par une société américaine filiale de la Nasa, ce procédé équipera la ville de Tel Aviv en 2015. Aéroports de Paris se serait également montré intéressé. Et lors des dernières municipales, deux candidats, Tuncer Saglamer à Strasbourg et Jean-Pierre Plancade à Toulouse, l’avaient proposé dans leur programme.

Des nacelles de deux ou quatre personnes

Ce système de transport aérien fonctionne avec des nacelles sous forme de capsules, capables de transporter deux ou quatre personnes, le long d’un rail de guidage en suspension. Le véhicule peut avancer à une vitesse de 100 km/h.

Le coût est de 7 millions de dollars du kilomètre, soit beaucoup moins que le coût d’un tramway (de 20 à 30 millions d’euros du kilomètre) ou d’un bus en site propre (une dizaine de millions d’euros du kilomètre). Jerry Sanders, PDG de Skytan, affirme par ailleurs que son procédé utilise très peu d’énergie, s’appuyant sur le réseau électrique existant, voire sur des panneaux solaires. Des aimants dans le véhicule créent un champ électromagnétique autour de la bobine de métal à l’intérieur du rail.

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Transport à la demande

Du côté de l’utilisateur, l’avantage est que les nacelles ne s’arrêtent pas à toutes les stations, mais uniquement à celles désirées. Une fois à l’intérieur de la nacelle, on peut en effet choisir sa destination à partir d’une console de bord, et grâce à des garages intermédiaires et à des rails de déviation, le voyageur effectue un trajet direct jusqu’à la station choisie.

Jerry Sanders avait confié à La Dépêche du Midi en février dernier que si Toulouse retenait son procédé, il pourrait y implanter une usine de fabrication. «Nous parlons avec différentes villes, disait-il à l’époque, et installer une usine à Toulouse aurait du sens.»

Reste l’aspect esthétique. «Je reconnais que ces pylônes, ce n’est pas très beau, a déclaré Alain Juppé. Mais ce n’est pas pire que des pylônes de tramway là où il n’y a pas d’alimentation par le sol.»

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