Des professionnels pour les quartiers

BANLIEUES Depuis janvier, le Centre régional d'éducation populaire et de sport forme vingt animateurs à un diplôme professionnel, à Talence

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Une initiative concrète en direction des jeunes des quartiers sensibles. Depuis janvier, le Centre régional d'éducation populaire et de sport (Creps) forme vingt animateurs à un diplôme professionnel, à Talence. Au terme de 18 mois de formation, en alternance, ils seront prêts à intervenir dans les « territoires sensibles ». Ce Brevet professionnel de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport (BPJEPS) intègre des activités culturelles, scientifiques, techniques et sportives. Contrairement aux diplômes qui existaient jusqu'à présent, comme le BAFD, renouvelable tous les cinq ans, celui-ci est valable à vie. « Les vingt jeunes de la promo ont déjà eu un investissement social sur un territoire sensible, auprès de jeunes », précise Sylvie Cassou-Schotte, responsable de la formation. Grâce à leur futur diplôme, reconnu par la fonction publique territoriale, « ils pourront travailler pour des collectivités, dans des centres sociaux ou des maisons de quartier. Ils seront aussi aptes à gérer un espace d'accueil jeunes. » Alors que de nombreuses politiques se mettent en place pour la jeunesse dans les communes, « il y avait un besoin criant d'animateurs capables de se confronter à un public sensible », note Sylvie Cassou-Schotte, qui n'aime pas le terme de « grands frères ». « Nous sommes dans une dynamique de professionnalisation d'acteurs, souligne-t-elle. Mais ils connaissent bien ces territoires. Ils en sont issus pour la plupart. » Cette formation s'inscrit dans un dispositif du plan de cohésion sociale, afin d'aider des jeunes à se professionnaliser dans le domaine sportif et culturel. Financée par l'Etat, elle coûte 4 550 euros. « On espère qu'elle sera reconduite en 2008 », glisse la responsable. Pour cette première cuvée, il y avait 50 candidats pour 20 places.

Marion Guillot