Eviter aux cabanes d'être des planques

OSTREICULTURE La Teste-de-Buch veut lutter contre les cabanes ostréicoles à l'usage ambigu

©2006 20 minutes

— 

 
  — no credit

La Teste-de-Buch veut lutter contre les cabanes ostréicoles à l'usage ambigu. La pratique – interdite – n'est pas nouvelle, mais il semblerait que certains ostréiculteurs du bassin d'Arcachon aient décidé de s'installer dans les ports à l'année. « Certains en font la demande auprès de la section régionale conchylicole (SRC) depuis deux mois », reconnaît Jean-François Acot-Mirande, le maire (PS) de la Teste. C'est pour cette raison qu'il a décidé, en début de semaine, de mettre en place une commission qui identifierait les besoins des ostréiculteurs – les jeunes, notamment, ou ceux fortement touchés par la crise – afin de les aider à accéder à un logement social. « Il s'agit d'éviter de sombrer dans l'urbanisation des ports qui doivent rester des lieux de travail », ajoute-t-il. « L'avenir de la profession en dépend », confirme Jean-Charles Mauviau, directeur de la SRC.

L'application stricte du règlement voudrait que l'autorisation d'occupation temporaire soit retirée à celui qui détourne l'usage professionnel de la cabane. Ce qui rendrait impossible la pratique de l'ostréiculture. Pour l'heure, la situation reste marginale et le conseil général, chargé des ports, la maîtrise : douze professionnels auraient élu domicile dans leurs cabanes, dont la moitié uniquement l'été. Mais des mesures en faveur du logement des ostréiculteurs seraient les bienvenues. L'idée fait son chemin puisqu'un rendez-vous est prévu la semaine prochaine entre la mairie de la Teste et les représentants des ostréiculteurs. La SRC et le conseil général devraient aussi se rencontrer bientôt.

Une initiative similaire à Lège Cap-Ferret a fait ses preuves : « Des jeunes ont bénéficié de logements. Sans ça, ils ne se seraient sans doute pas installés », note Jean-Charles Mauviau. En effet, les locations deviennent inaccessibles autour du bassin.

Orianne Dupont

Pour stocker le matériel, les anciennes cabanes de 20 m2 font aujourd'hui 100 m2. Le conseil général redoute que les ostréiculteurs en profitent pour s'y installer.