Michel Héritié: «Contre le tracé 1 du contournement»

URBANISME Interview du maire (PS) d'Ambarès

Propos recueillis par Marion Guillot

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Michel Héritié, maire (PS) d'Ambarès.

Vous invitez les quinze maires du Cubzagais, de la presqu’île d’Ambès et du Médoc, opposés au tracé 1 du contournement autoroutier de Bordeaux, à se réunir ce soir. Pourquoi ?

Nous devons intervenir pour que l’Etat renonce à ce tracé. En septembre, nous avions fait valoir nos arguments au préfet avant qu’il n’envoie le bilan de la concertation au ministre des Transports. Début janvier, nous avons trouvé sa réponse par hasard sur le site de la préfecture. Il précisait les trois options retenues, dont le tracé 1.Aucun d’entre nous n’a été averti.

Pourquoi refuser ce tracé ?

Ambarès supporte déjà de lourdes infrastructures : l’autoroute A 10 et la voie ferrée Nantes-Bordeaux. La ligne à grande vitesse Tours- Bordeaux passera au centre-ville en 2013 et si le tracé 1 du grand contournement se fait en 2020, nous serons cernés par les camions et les trains. Ce tracé traverse en outre le nord de la commune, qui vient d’être classé Natura 2000 !

La presqu’île n’a-t-elle pas intérêt à être desservie par le grand contournement ?

La zone industrielle de la presqu’île n’est concernée que par 5 % du trafic poids lourds. Une nouvelle desserte n’est pas utile. Aménager laD113 et laD157 serait suffisant.

Vous êtes pourtant favorable au principe du contournement. Quel serait le tracé idéal ?

Il faut passer le plus au large possible de l’agglomération bordelaise, ce qui ne veut pas dire que je suis pour le tracé 5 bis dans le Blayais. Il faut prolonger la réflexion et mettre le paquet sur le ferroutage, car les camions sont là et on ne peut pas attendre 2020 pour soulager la rocade.