Bordeaux-Bègles: «L’UBB a une bonne tête d’outsider», affirme Nicolas Décamps

RUGBY Trois anciens joueurs de l’UBB livrent leur sentiment sur la course aux phases finales dans laquelle est lancée l’Union…

Marc Nouaux

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Patrick Toetu, le pilier droit de l'UBB, le 29 décembre 2013 contre Brive.
Patrick Toetu, le pilier droit de l'UBB, le 29 décembre 2013 contre Brive. — Michel Campistrau

Ils ont dû quitter l’UBB mais leur coeur y est toujours attaché. Julien Seron, aujourd’hui à Carcassonne en Pro D2, Nicolas Décamps (Pau, Pro D2) et Ricky Davies (Lormont, Fédérale 1) livrent leur regard sur cette nouvelle Union dans laquelle évoluent encore beaucoup de copains à eux.

Nicolas Décamps (pilier, joueur de l’UBB avant 2004 et de 2009 à 2013). «Ils surfent sur une vague très positive. Il ne faut pas s’enflammer mais je trouve qu’ils ont une belle tête d’outsider. L’UBB a passé un cap. Tout le monde sait maintenant que jouer à Bordeaux, c’est difficile et il est important de marquer le coup psychologiquement. Il y a trois ans, Oyonnax, avant de recevoir l’Union, s’attendait à gagner le match. Aujourd’hui, en préparant le match en retard, ils vont bien se gratter la tête. L’UBB a changé en un an. C’est une équipe très complète. Elle a gardé sa faculté de jouer offensivement, sa touche qui est très forte mais surtout, elle a gagné en force défensive. La qualification, on n’y est pas encore et même si elle n’y est pas, ce n’est pas un drame. Mais c’est ce que devra viser l’Union dès la saison prochaine.»

Julien Seron (demi de mêlée, 2009-2013). «Je pense que ça peut le faire pour la qualification car l’équipe progresse et monte crescendo. Avec le calendrier qu’ils ont, c’est jouable. Le match à Oyonnax sera déterminant. Si celui-ci, ils le gagnent et qu’ils font le plein à domicile, ils seront dans les six. L’équipe n’a pas changé en termes d’ambitions de jeu, c’est identique aux saisons précédentes, en rajoutant à cela plus de puissance et le fruit du travail des deux-trois dernières années qui paie avec plus de densité et plus de profondeur de banc devant. S’il n’y a pas de casse, surtout au niveau de l’épine dorsale 2,8,9, cela sentira bon. C’est un groupe qui ne ressent pas la pression et qui a toujours répondu dans les moments importants depuis la montée en Pro D2.»

 Ricky Davies (pilier, 2010-2012). «Ils ont un calendrier favorable avec trois matchs à domicile. Ils sont sur quatre victoires d’affilée, l’équipe a beaucoup grandi cette année… Ils ont les cartes en main et les moyens pour réussir. Le recrutement, avec Poux et Marais a donné une autre dimension aux avants. Après la montée, Laurent Marti [le président] a dit qu’il voulait gagner le Brennus dans cinq ans. Ce serait donc logique qu’ils terminent dans les six cette année. Ils sont en train de réussir leur objectif. Je connais bien le président, il ne dit pas n’importe quoi. Il a vu le potentiel de son club et il sait que c’est possible. S’ils n’ont pas de blessés aux postes-clés et que tout le monde est disponible, ils peuvent rêver.»