Premier anniversaire du pont Chaban : il déleste bien les autres franchissements de la Garonne

Elsa Provenzano

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Les premiers véhicules à circuler sur le pont Chaban. 
 
Les premiers véhicules à circuler sur le pont Chaban.   — S.Ortola / 20 minutes

Depuis son inauguration, le 18 mars 2013, le pont joue bien son rôle de nouveau maillon de la mobilité, selon la communauté urbaine de Bordeaux (CUB), avec 23 000 véhicules enregistrés par jour, un chiffre proche des prévisions, de l’ordre de 25 000 véhicules quotidiens. Les habitants de la rive gauche et de la rive droite semblent l’emprunter de façon assez équivalente puisque le trafic est équilibré dans les deux sens, soit  environ 1000 véhicules par jour, et par sens. Il n’y a jamais de bouchons sur le pont et les débouchés qu’on craignait trop étroits avant la mise en service du pont, connaissent seulement quelques engorgements le matin, quai de Brazza, quand le pont d’Aquitaine est saturé.  

Le trafic sur le pont de Pierre a bien diminué

«Il déleste bien le pont de Pierre, qui enregistrait un trafic de 22 500 véhicules par jour avant la mise en service du pont Chaban-Delmas, contre 17 500, selon les derniers chiffres de février», explique Julie Samblat, responsable du centre de gestion des circulations à la CUB. Aux heures de pointe il y a toujours 500 à 600 véhicules, par heure, sur le pont de Pierre mais les files d’attentes remontent moins loin sur l’avenue Thiers. «On observe que quand le pont d’Aquitaine est saturé, les usagers prennent le pont Chaban, et ce davantage le soir, où  il y a jusqu’à 1200 véhicules, par heure, de la rive gauche à la rive droite», précise t-elle. Un chiffre qui laisse penser à la CUB que les automobilistes se renseignent davantage sur le trafic pour leur trajet du soir.

L’information sur les modifications d’heures de fermeture du pont à améliorer

Les fermetures à la circulation du pont levant se passent bien, la plupart du temps. Le relais d’informations est efficace. « On a l’impression qu’il est là depuis des décennies, les gens se sont bien appropriés le circuit. On a des plaintes quand il est fermé», commente Julie Samblat. Mais, si le bateau qui doit passer sous l’ouvrage  a besoin d’un remorqueur au dernier moment, parce que les conditions météos se révèlent mauvaises, il est possible quet des modifications d’horaires de dernières minutes interviennent. «Et même si on a eu le temps de changer les horaires sur les panneaux d’affichage, il y a quelques mauvais retours», reconnaît la responsable des circulations. Ce point reste à améliorer pour la CUB qui incite les automobilistes à bien se renseigner sur les horaires, juste avant leur départ.

Le trafic sur le pont a atteint sa vitesse de croisière et ne devrait pas progresser significativement dans les années à venir.