Une friche marchandée

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A Bordeaux-Bastide, 30 hectares sont en stand-by. Inscrits dans la zone d'aménagement concertée (ZAC) Bastide II, ils abritent les vestiges de la caserne Niel ainsi que des friches ferroviaires. Destiné à accueillir, entre autres, du logement social, ce terrain à l'abandon fait l'objet d'un âpre marchandage entre ses propriétaires – le ministère de la Défense et Réseau ferré de France (RFF) – et la ville de Bordeaux. Le maire UMP Alain Juppé se dit « prêt à y construire 50 % de logements sociaux ». Mais exige en contrepartie un prix d'ami. Les négociations durent depuis des mois et le préfet s'impatiente : « Les vendeurs en voulaient 200 e du mètre carré et la mairie exigeait moins de 100. J'ai fixé un compromis à 120. Si la mairie refuse, ce sera au Premier ministre d'arbitrer », prévient Francis Idrac.

M. G.

La ZAC Bastide II concerne 54 hectares. A terme, 2 220 à 2 300 logements de statuts diversifiés devraient y voir le jour (accession, locatif, logements sociaux). Environ 40 000 m2 de bureaux et de services sont prévus, ainsi que 12 000 m2 réservés pour des équipements. La maîtrise d'ouvrage a été confiée à l'architecte-urbaniste Bruno Fortier.