Bordeaux Unitec: «Faire du développement économique en s'appuyant sur la recherche»

ENTREPRISES La structure Bordeaux Unitec accompagne les start-up innovantes en les mettant en relation avec le domaine de la recherche...

Propos recueillis par Mickaël Bosredon

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Olivier Fry, président de Bordeaux Unitec
Olivier Fry, président de Bordeaux Unitec — M.BOSREDON/20MINUTES

La structure Bordeaux Unitec vient de lancer cette semaine son appel à candidatures pour la cinquième édition d’Innova Day, un forum d’investissement régional sur l’innovation, qui a lieu tous les deux ans au palais des congrès à Bordeaux, et qui se tiendra le 3 juin. Il s’agit de rencontres entre de jeunes entreprises innovantes qui ont besoin de lever des fonds, et des investisseurs. Un focus particulier sera donné cette année sur la thématique de la santé. Rencontre avec le directeur de Bordeaux Unitec Technopole, Olivier Fry.

Pourquoi mettre l’accent cette année sur le domaine de la santé?

C’est un des domaines forts que l’on trouve sur Bordeaux et sa région. Cette thématique arrive en deuxième position, derrière le numérique, en terme de créations d’entreprises.

Quel est le rôle précis de Bordeaux Unitec?

C’est une association qui existe depuis vingt ans. L’idée est de faire du développement économique en s’appuyant sur la recherche de l’université de Bordeaux, Talence, Pessac, Gradignan... Nous analysons les projets des start-up innovantes et les mettons en relation avec les labos bordelais. Cela leur permet d’aller plus loin dans le développement de leurs produits, et de bénéficier du savoir-faire d’ingénieurs que l’entreprise ne pourrait pas recruter, car elle n’en a besoin que pour un temps précis.

Vous accompagnez également les entreprises?

Oui, nous sommes une porte d’entrée à multiples facettes, puisque nous apportons aussi  des conseils en stratégie, dans le juridique, nous leur trouvons des locaux... Il y a un exemple qui est passé par toutes les phases, c’est l’entreprise Amplitude Systèmes, aujourd’hui leader dans les lasers à impulsion ultra-courtes. Elle est née ici sur le campus, a été accompagnée en incubateur pour trouver des partenaires et des financements, ensuite en pépinière, et elle a bénéficié en 2008 d’un bâtiment au sein de la cité de la photonique à Pessac, où elle emploie 110 personnes à ce jour.

Donc, sans votre accompagnement, plusieurs entreprises n’auraient pas vu le jour…

Certainement, car l’accompagnement dans le domaine de l’innovation technique, c’est spécifique. Il y a une notion de risque supérieure à un projet non innovant, car il faut développer des prototypes, les entreprises se positionnent sur de nouveaux marchés… Tout notre travail consiste à conseiller l’entreprise pour qu’elle puisse passer chaque phase, et qu’elle ne se retrouve pas «plantée» au milieu d’une phase avec un demi-prototype.

Quel est votre pourcentage de réussite?

Il est plutôt bon, puisque sur 300 entreprises accompagnées en vingt ans, 75% d’entre elles sont encore présentes et se sont même développé!