VIDEO. Girondins : «Je dois calmer ma fougue», estime Lucas Orban

FOOTBALL Le latéral gauche argentin des Girondins, qui a écopé de deux cartons rouges cette saison, revient sur ses six premiers mois en Ligue 1…

Propos recueillis par Marc Nouaux

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Lucas Orban, l'arrière gauche argentin des Girondins de Bordeaux, le 19 septembre 2013 à Francfort, en Ligue Europa.
Lucas Orban, l'arrière gauche argentin des Girondins de Bordeaux, le 19 septembre 2013 à Francfort, en Ligue Europa. — DANIEL ROLAND / AFP

Il le reconnaît lui-même, sa période d’adaptation est terminée. Lucas Orban, le latéral gauche argentin arrivé il y a six mois à Bordeaux, a traversé une période difficile au niveau de ses performances depuis sa sélection en novembre dernier aux Etats-Unis. Il analyse la première partie de saison qu’il vient de vivre.

On a l’impression que vous êtes plus en difficulté depuis votre sélection avec l’Argentine…

Je ne sais pas si c’est devenu plus difficile. Je me suis senti bien au début de la saison mais les jeunes joueurs qui arrivent ont toujours un temps d’adaptation. Après la sélection, il y a eu le voyage, j’ai commencé à ressentir de la fatigue, plus l’adaptation et le reste. Mais en même temps, l’équipe en général n’a pas traversé  une bonne période. On avait bien terminé la première partie de saison mais depuis c’est plus dur.

Contre Evian, vous étiez remplaçant au profit du jeune Pellenard, ce fut une surprise pour vous ?

Ce n’était pas une surprise. C’est la décision du coach, c’est lui qui seul qui décide qui joue. Je ne me dis pas que c’était une sanction. Le coach choisit le joueur qu’il estime capable de remplir le mieux son rôle pour chaque match. Contre Evian, il a peut-être pensé que c’était mieux comme ça. Après, j’ai joué contre Lorient et cela s’est bien passé.

Vous n’avez pas pensé que c’était un moyen de vous mettre la pression ?

La pression, je me la mets tout seul pour essayer de donner le meilleur de moi-même, tous les jours. Après, si je ne suis pas titulaire, la meilleure chose à faire, c’est de travailler pour être de nouveau sur le terrain.

Contre Lorient, vous réussissez deux centres décisifs mais avant cela on avait du mal à vous voir apporter offensivement…

Ca dépend de ce que le coach demande. Parfois, je monte et le coach me demande de défendre parfois l’inverse. S’il te demande de monter davantage tu le fais, sinon tu le fais moins. Quand tu joues contre trois attaquants, c’est dur de monter en même temps que Mariano. Ma tendance, je le dis toujours, c’est de défendre en premier et si j’ai la possibilité pour surprendre et apporter offensivement, je le fais. Je n’ai pas le même profil que Mariano qui est plus offensif.

Que pensez-vous devoir améliorer pour réussir en Ligue 1 ?

Ici, c’est un football très différent. Je crois que je dois calmer un peu mon énergie et ma fougue pour être capable de faire moins de fautes et prendre moins de cartons. Je dois essayer de réguler mon énergie. Etre plus tranquille car ici les arbitres sifflent beaucoup plus. Mais à part ça, il y a tout le temps des choses à améliorer dans tous les domaines.

Votre sélection avec l’Argentine a-t-elle été une surprise pour vous ?

Non, ce n’était pas une surprise car cela fait déjà deux ans qu’on en parle en Argentine. L’entraîneur m’avait dit qu’il y aurait peut-être une opportunité d’être sélectionné. C’est un bon souvenir et c’est une bonne motivation pour aller de l’avant. L’Argentine a beaucoup de bons joueurs avec  Messi, Aguero, Lavezzi, Higuain. Tous ceux qui sont là sont très forts. Pour moi, c’était une grande fierté d’intégrer la sélection.

Vous pensez que vous irez à la Coupe du Monde en juin ?

Je ne sais pas. J’ai une façon de vivre au jour le jour sans jamais penser au futur. Je ne m’occupe pas de ce qui va se passer. Aujourd’hui, je pense à aujourd’hui, et demain je penserai à ce qui se passera demain. C’est vrai que je pourrais y penser mais moi, mon travail, c’est déjà d’être bon à Bordeaux. Que l’équipe fonctionne bien et gagne le plus de matchs. Si tout va bien ici, les bonnes choses arriveront peut-être.