Prison avec sursis pour des agents bordelais qui trafiquaient les PV

JUSTICE Ils changeaient l'heure des PV électroniques pour partir plus tôt en pause....

E.P. avec AFP

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Les agents verbalisateurs utilisent un boîtier qui enregistre la contravention.
Les agents verbalisateurs utilisent un boîtier qui enregistre la contravention. — P.Turenne / Pleins Titres / 20 Minutes

Dix agents de la voie publique de Bordeaux ont été condamnés, mercredi, à des peines de 2 à 4 mois de prison avec sursis, pour avoir trafiqué plus de 130 procès-verbaux électroniques, dans le but de partir plus tôt en pause. Ces peines sont inférieures aux réquisitions qui étaient de 4 à 6 mois de prison avec sursis. Comme elles sont inscrites sur leur casier judiciaire, ces agents «ne pourront plus jamais établir de procès-verbaux», selon une source judiciaire.

Les faits remontent à mars et avril 2013 et ont été découverts par le chef de la police municipale. Les agents inscrivaient des heures de verbalisation antérieures à l’heure réelle des PV, qui concernaient tous des infractions réelles. Les plus de 130 PV en cause ont toutefois été annulés et remboursés aux contrevenants. Les prévenus se sont défendus en parlant «d’une pression des chiffres» qui les a poussé à vouloir gagner du temps de pause.