L'ancien commissariat de la rue Castéja aura bientôt un repreneur

URBANISME Le préfet de la Gironde a assuré que les résultats de l'appel d'offres concernant l'ancien hôtel de police de Bordeaux seront connus d'ici trois ou quatre semaines...

Mickaël Bosredon

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L'ancien hôtel de police de la rue Castéja à Bordeaux
L'ancien hôtel de police de la rue Castéja à Bordeaux — S.ORTOLA/20MINUTES

Alain Juppé fustigeait, il y a quelques jours, qu’aucune opération de vente de foncier appartenant à l’Etat n’ait été réalisée sur Bordeaux, malgré les annonces du gouvernement en 2013. Le préfet de la Gironde Michel Delpuech a rappelé ce mardi que «deux opérations, dont un immeuble rue Joseph Brunet, ont fait l’objet d’une convention avec la Communauté urbaine, ainsi qu’un ensemble de dix maisons individuelles à Mérignac, qui seront gérées par Emmaüs pour de l’hébergement d’urgence.»

Le maire de Bordeaux s’interrogeait également sur le dossier de la vente de l’ancien hôtel de police, rue Castéja. «Nous serons en mesure de faire connaître les résultats de l’appel d’offres d’ici trois ou quatre semaines. Nous avons reçu sept réponses, et avons déjà identifié au moins trois candidatures répondant au cahier des charges, qui comprend la construction de 200 logements, dont 65% de logements sociaux.»

Des terrains de RFF et de la SNCF bientôt concernés

Le dispositif Duflot, présenté en 2013, prévoit une «décote du prix de ces terrains, en fonction du nombre de logements sociaux qui y sont construits, a rappelé le préfet. C’est un outil juridique dont on ne disposait pas auparavant.»

Autre dossier toujours en cours, celui de la caserne Proteau, à Libourne. «C’est un site divisé en deux parties. Celui qui comprend la caserne a été cédé à la ville. Le deuxième lot, soit l’arrière du terrain, a fait l’objet d’un appel d’offres infructueux, que nous allons relancer.»

D’autres terrains de l’Etat pourraient faire l’objet de vente à l’avenir, comme à Bergerac ou à Bayonne. «Et nous allons bientôt pouvoir compléter notre offre en intégrant des terrains propriétés d’établissement publics comme RFF, SNCF et VNF. Mais les emprises foncières ferroviaires ne sont pas toujours adaptées à la construction de logements», a précisé le préfet.