Top 14: Jean-Baptiste Poux a «toujours faim» et prend «énormément de plaisir à jouer»

Propos recueillis par Marc Nouaux

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Jean-Baptiste Poux (à d.), le 9 mars 2013 sous le maillot du Stade Toulousain, qu'il a quitté cet été pour rejoindre Bordeaux-Bègles.
Jean-Baptiste Poux (à d.), le 9 mars 2013 sous le maillot du Stade Toulousain, qu'il a quitté cet été pour rejoindre Bordeaux-Bègles. — F. LANCELOT/ SIPA

Jean-Baptiste Poux (34 ans) va retrouver «son» stade Ernest-Wallon. Un endroit où il a passé dix saisons pendant lesquelles il a gagné trois championnats de France et trois Coupes d’Europe. L’ancien pilier de l’équipe de France évoque ce retour et les différences marquantes qu’il vit avec son nouveau club.

Samedi, ce sera un moment particulier pour vous à Toulouse… 

Ca va être bien de rejouer et de revoir les amis. Je n’avais pas trop regardé le calendrier mais j’ai vraiment beaucoup d’envie de rejouer là-bas. Je me suis habitué à la vie à Bordeaux, je sais qu’en sport ca va vite et qu’il faut vite passer à autre chose. Ca fera plaisir de revoir les joueurs, l’encadrement, le staff et tous les gens qui travaillent là bas.

 Après six mois à l’UBB, quel bilan tirez-vous ?

 Je suis content du jeu que l’on pratique, de l’enthousiasme que l’on met lors des entraînements et des matchs. On en veut toujours plus et ce serait bien, dans la deuxième partie de saison, d’accrocher quelque chose de mieux que l’année dernière.

 Quel gros manque ressentez-vous à Bordeaux par rapport à Toulouse ?

 On ne se rend pas trop compte quand on est au Stade Toulousain pendant dix ans… on est dans un confort et en venant ici, j’ai vu une grande différence niveau des structures mais c’est compensé par  une bonne organisation. Mais l’être humain peut s’adapter à tout et maintenant, je me suis bien adapté au rythme de l’UBB.

 Vous avez été vraiment surpris par ce changement ?

Au début un peu, car on est très bien assisté à Toulouse et ici il a fallu se prendre un peu plus en charge. Au niveau des affaires, par exemple. Et même de la récupération. Maintenant, ça va mieux mais quand je suis arrivé pendant la préparation, quand j’ai vu les installations… ça faisait vraiment bizarre… Il y avait un petit choc mais je suis venu jouer au rugby pas pour le luxe. C’est un club en reconstruction, il ne faut pas comparer avec le Stade qui est une référence.

 Etes-vous surpris de voir que Toulouse n’a que six points de plus au classement à la mi-saison ?

 Le championnat est serré, toutes les équipes se sont bien renforcées et sont dures à battre. Personne ne lâche. Après, on n’a pas les mêmes objectifs. A Toulouse il y a la H-Cup qui est très importante. Nous, on a des coupures qui permettent aux blessés de se rétablir, aux autres de travailler physiquement, c’est complètement différent. Cette année, le championnat est relevé mais au final ils seront devant nous.

 Il vous reste encore un an et demi de contrat, la motivation est toujours intacte ?

 J’ai toujours faim, je prends énormément de plaisir à jouer. C’est ce que j’étais venu chercher. Si je peux faire profiter de mon expérience pour faire progresser l’équipe, les objectifs ne sont pas les mêmes que ceux que j’ai connu à Toulouse mais même si la coquille est peut-être moins jolie à l’extérieur, c’est un club qui va petit à petit progresser pour pouvoir viser un jour le haut du tableau.