Un zoo nouvelle génération se prépare

LOISIRS Un parc animalier d’envergure va ouvrir en 2017 à Pessac...

Elsa Provenzano

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Dans le futur parc Save, il sera possible d'approcher les lémuriens.
Dans le futur parc Save, il sera possible d'approcher les lémuriens. — SEML Zoo de Bordeaux-Pessac

Le nouveau parc animalier de Pessac pourrait devenir une grosse locomotive touristique pour l’agglomération. Toutes les collectivités ont donné leur feu vert au projet. Parmi elles, la communauté urbaine a été la dernière a voté, vendredi.

Save, c’est pour l’instant le nom donné à ce projet, géré en délégation de service public par la société d’économie mixte locale (SEML) du zoo de Pessac.

La surface du parc sera de 18 hectares, soit plus de quatre fois supérieure à celle de l’actuel zoo de Pessac et un peu plus grand que celui de la Palmyre, qui s’étend sur 14 hectares. Save, qui ouvrira au printemps 2017, table sur 300 000 visiteurs.

Un parc très ludique

« Il y aura moins de barrières et un sentiment de plus grande proximité avec les animaux », explique Patrick Guillemoteau, président du syndicat mixte Pôle touristique du Bourgailh. La structure a initié le projet et la SEML zoo de Pessac a remporté son exploitation pour 25 ans, au terme d’un concours.

« Les primates seront installés sur des îles, les tigres isolés par des bras d’eau et les lions par de grands fossés», précise Raphaël Dupin, le directeur de la SEML. Parmi les 100 nouvelles espèces, des rhinocéros, des ours bruns et des loups. Le parc n’accueillera pas d’éléphants ni d’ours blancs, après avoir estimé ne pas pouvoir assurer leur bien-être. L’éléphant, par exemple, doit marcher 40 kilomètres par jour.

«Pas des animaux de cirque»

De nombreuses aires de jeux jalonnent le parcours de 5 heures. «On peut rentrer à l’intérieur de l’enclos des lémuriens. Et s’ils ne veulent pas de contact avec les visiteurs, les animaux peuvent s’y soustraire. Ce ne sont pas des animaux de cirque, ils font le show s’ils en ont envie», assure Raphaël Dupin.

Un restaurant, accessible sans s’acquitter de l’entrée au parc (20 euros) permettra de manger à hauteur des têtes des girafes. Et un hôtel proposera 8 chambres avec vue sur les requins et poissons de l’aquarium géant.

L’opposition pessacaise contre le projet

Les élus d’opposition (centre et droit) de Pessac qualifient Save de « projet dispendieux qui se trouve à contre-courant des besoins de la population pessacaise ». Le montant total de l’investissement est de 40, 6 millions dont 22 millions sont pris en charge par les collectivités (ville de Pessac, CUB, la région). Un engagement jugé trop important par l’opposition. Le reste est financé par les fonds propres de la SEML Zoo Bordeaux-Pessac.