On se regroupe autour de la grappe

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« Dans le monde, il n'y a aucune région qui soit aussi connue que Bordeaux », se félicite Jean-Marie Chadronnier, le porte-parole du pôle de compétitivité Bordeaux-Aquitaine Inno'vin. Et si on ajoute à cela l'impact économique de la filière viticole, la création de ce pôle de compétitivité autour du vin coule de source. En effet, dans la région, la viticulture est au premier rang en valeur des produits exportés, avec l'aérospatiale. Elle regroupe plus de 66 000 emplois directs et indirects et une valeur ajoutée de près de 3 milliards d'euros.

Ce pôle répondant donc aux critères fixés par l'Etat (stratégie de développement économique, visibilité internationale, création de synergies en matière de recherches...), le conseil régional et le conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB) ont déposé le dossier en juillet et attendent la réponse pour une labellisation avant Noël. Labellisation qui pourrait aussi bien être attribuée à des projets concurrents dans d'autres régions. « Ne pas l'avoir, ce serait une incompréhension et une faute lourde », estime Jean-Marie Chadronnier. Dominique Bussereau, ministre de l'Agriculture, présent mardi au salon Vinitech, a assuré qu'Inno'vin serait prioritaire.

La filière nourrit beaucoup d'espoir dans ce pôle. Constitué en association, son objectif est de booster cinquante projets qui vont de la création d'un observatoire du consommateur à la gestion des déchets viti-vinicoles, en passant par l'étude des effets du vin sur la santé. Leurs coûts oscilleraient entre 200 000 et 5 millions d'euros. Inno'vin représenterait un budget global de près de 70 millions d'euros financés par les porteurs de projet, la région, le CIVB et l'Etat. Outre la réalisation des projets, l'Aquitaine y voit aussi un moyen de ne plus se cantonner à une image, mais de s'imposer comme le leader mondial de la recherche, de la productivité et du négoce du vin.

Orianne Dupont