Girondins : Orban estime qu’il deviendra «meilleur petit à petit car beaucoup trop de choses sont différentes»

Propos recueillis par Marc Nouaux

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Lucas Orban, l'arrière gauche argentin des Girondins de Bordeaux, le 19 septembre 2013 à Francfort, en Ligue Europa.
Lucas Orban, l'arrière gauche argentin des Girondins de Bordeaux, le 19 septembre 2013 à Francfort, en Ligue Europa. — DANIEL ROLAND / AFP

Depuis son arrivée début août, Lucas Orban, l’arrière-gauche argentin des Girondins, n’a pas encore eu le temps d’apprendre parfaitement le français. Mais pour l’avoir étudié au collège à Buenos Aires, il parvient à le comprendre un peu, ce qui facilite son intégration avec les autres joueurs. Et lorsqu’il répond aux questions, il n’hésite pas à abandonner l’espagnol dès qu’il sait employer le français. Sympathique et souriant, il raconte ses deux premiers mois passés à Bordeaux.

Après deux mois à Bordeaux, comment se passe votre intégration ?

Je vis ici avec ma fiancée dans l’ancien appartement de Fernando Cavenaghi. Ma famille, mon père et ma mère sont à Buenos Aires. Avec les joueurs, cela se passe très bien. Comme je parlais déjà un petit peu le français, c’est plus facile pour répondre quelques mots mais je ne peux toujours pas discuter de manière approfondie. Il n’y a que deux semaines que j’ai commencé les cours.

Quel est le plus dur pour vous ?

Pour moi, c’est l’éloignement de ma famille car je suis une personne très fraternelle. Je suis très proche de mes amis, de mes parents, de mes grands-parents. Je pense que ça, en plus du football, de la ville de la langue et du lieu qui sont différents, ce sont les choses les plus difficiles.

Vous vous adaptez bien dans votre nouvelle ville ?

Oui, c’est le meilleur endroit dans lequel j’aurais pu venir en France. Certains me reconnaissent et d’autres non, mais tous sont sympathiques avec moi.

Vous aviez beaucoup discuté avec certains ex-Bordelais comme Fernando Cavenaghi avant de venir…

Oui car on est loin de l’Argentine. C’est quatorze heures d’avion, donc on ne peut pas prendre le risque d’aller n’importe où. Je me suis renseigné car je ne connaissais pas Bordeaux. J’ai demandé à ceux qui connaissaient le club, les dirigeants… Après en avoir parlé, je n’avais plus de doute avant de venir ici.

La situation du club vous préoccupe-t-elle ?

Je ne suis pas inquiet, il ne faut pas se prononcer trop tôt car c’est un championnat très long. Si on gagne un, deux ou trois matchs, on est en haut du classement. A l’inverse, si on en perd deux on est dans les derniers. Il faut être patient…

Deux victoires seulement en douze matchs, il est normal d’être inquiet quand même…

Oui, je comprends. Je pense que l’on aurait pu avoir plus de points que ça. Mais moi, ça ne fait pas assez longtemps que je suis ici pour pouvoir donner mon avis. Il ne sera pas forcément le bon. Je pense qu’il faut travailler plus tous les jours pour y arriver. C’est comme pour tout, sans sacrifice, on ne peut arriver à rien.

Comment jugez-vous votre niveau personnel sur les premiers matchs ?

Je suis toujours dans la période d’adaptation, car ca ne fait que deux mois que je suis ici. Je viens de finir d’emménager dans mon appartement il n’y a pas longtemps. Ca ne fait que trop peu de temps que je joue pour juger. De la même façon que le club, petit à petit, je vais devenir meilleur. Ca va venir progressivement car il y a beaucoup trop de choses différentes. Les gens, la langue, le football, l’éloignement de la famille. Tout est nouveau pour moi.