Bordeaux – Bègles : Pour Thibault Lacroix, Bayonne «n’a vraiment rien changé»

Marc Nouaux

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Le trois-quarts centre de l'UBB, Thibault Lacroix (au c.) lors de son premier entraînement à Bègles.
Le trois-quarts centre de l'UBB, Thibault Lacroix (au c.) lors de son premier entraînement à Bègles. — S.ortola / 20 minutes

Victime d’une première déchirure aux ischios-jambiers au mois d’août, le trois-quarts centre de l’UBB, Thibault Lacroix, s’est de nouveau blessé au même endroit lors d’un entraînement la semaine dernière. Il ne pourra pas rejouer avant le match de Challenge européen à Mogliano, dans deux semaines. Un coup dur pour l’ancien international (deux sélections en 2008), qui va donc manquer la rencontre face à Bayonne (son ancien club de 2008 à 2013) qui se jouera samedi à Moga.

Cette blessure vous procure-t-elle plus de frustration car vous allez rater Bayonne?

C’était un objectif, malgré la blessure, de me préparer absolument pour ce match. On avait commencé à se chambrer avec les copains de Bayonne. Malheureusement je ne pourrai pas jouer mais je serai dans les tribunes pour encourager les Bordelais. Il y a la chance de jouer le match retour donc j’espère pouvoir y être, à Jean Dauget en plus, donc il n’y a qu’à patienter.

Patienter, c’est un mot que vous ne connaissez que trop bien depuis un mois…

Je commence à en avoir marre d’être dans la salle de musculation, c’est un peu ma deuxième maison en ce moment. Il me tarde de recourir et de pouvoir participer aux entraînements avec tout le monde. Je vais prendre le temps de me soigner pour ne pas que ça relâche sinon j’en prends pour trois semaines de plus et ça commencerait à faire beaucoup.

Comme vous connaissez bien Bayonne, vous aidez le staff dans la préparation de ce match?

Oui, je partage avec les coachs et les joueurs sur l’organisation qu’ils ont en défense et en attaque. Je suis allé les voir il n’y a pas longtemps et j’ai vu que ça n’avait pas trop changé par rapport à l’année dernière. On est au courant de ce qu’ils font et de ce qu’ils ont l’habitude de faire. Maintenant, c’est aux entraîneurs de trouver la stratégie.

Sur quels points devront insister les entraîneurs ?

Pour moi, il n’y a vraiment rien qui a changé donc c’est une bonne base de travail pour les coachs au niveau de la vidéo. L’année dernière, ils avaient su trouver la stratégie contre Bayonne et on avait pris quarante points ici donc je pense qu’il va falloir faire beaucoup de jeu pour faire craquer cette équipe qui s’essouffle assez rapidement.

Que vous inspire le classement des deux équipes (Bayonne est 13e et relégable et l’UBB 12e et premier non-relégable)?

Je pense que contrairement à Bayonne qui a la pression, nous on s’entraîne sans pression et je pense sincèrement que ça permet d’avoir plus de résultats que lorsqu’il y en a. Et là, si on gagne ce match on sera dans les clous, on sera bien encore. Tandis que si eux, ils perdent, ça commencera à être difficile. Quand je vois les entraînements ici, il y a le sourire, il y a beaucoup d’envie, c’est le plus important en rugby.